2022, une année électorale

Le président Macky Sall prononce ce soir son dis- cours de fin d’année ouvrant l’année 2022 au cours de laquelle il devra faire face à de nombreux défis politiques avec l’organisation d’élections libres, transparentes et diplomatiques. Mais il devra également faire avec une situation diplomatique difficile. Ainsi, il devra batailler à l’intérieur et à l’ extérieur du pays.

L’année 2022 sera politique ou ne le sera pas. En début d’année, le 23 janvier, se tiendront les élections locales. Six mois après, si le calendrier républicain est respecté, le gouvernement devra organiser les élections législatives. Tous ces scrutins devront être irréprochables du point de vue de leur sincérité et de leur transparence. Car, la contestation des élections peut mener à des violences comme le pays en a connu au mois de mars. D’autant plus que l’opposition n’est pas prête à pardonner au régime la moindre faille dans l’organisation des élections.

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Le journaliste-formateur Ibrahima Bakhoum affirme que le président Macky Sall devra, après les des contentieux électoraux traversés dans le cadre de la confection des cartes et la validation et le rejet d’une bonne partie des listes de candidatures de l’opposition, organiser un scrutin transparent pour «épargner» les Sénégalais des contestations pouvant conduire le pays dans la violence. Pour lui donc, la pacification de l’espace politique et social est d’une impérieuse nécessité. Et pour ce faire, préconise-t-il, Macky Sall devra poser des actes concrets montrant son «attachement» au respect de la démocratie, des libertés individuelles et collectives. Ce n’est pas tout. «Il est surtout attendu par les Sénégalais sur l’histoire du 3e mandat. Il n’est plus question pour lui, de rester muet sur la question, maintenant qu’il est à mi-mandat», soutient-il.

En outre, en 2022 Macky Sall sera à mi-mandat de son deuxième et dernier mandat. C’est dire que le président ne devrait pas avoir de répit pour l’année 2022 qui s’ouvre dans quelques heures. En tant que président du Sénégal, il doit également présider aux destinées de l’Afrique. Autant de responsabilités qui devraient rendre la tâche ardue car de nombreux défis l’attendent. La question de l’homosexualité encouragée par une certaine communauté internationale et rejetée par la majeure partie des Sénégalais va être un véritable challenge à relever pour le président Macky Sall, sous la pression des partenaires internationaux. Le chemin de la diplomatie Au niveau international, le président Macky Sall, en tant que président de l’Union africaine (Ua), sera bien sou- vent sollicité sur les questions africaines mais aussi extra-africaines au nom de l’Afrique. C’est le cas des coups d’Etat chez les voisins du Mali et de la Guinée. L’analyste politique ajoute que Macky Sall aura aussi à cœur de résoudre les questions politiques au Mali et en Ré- publique de Guinée, aujourd’hui, sous la pression de la Cedeao dont le Séné- gal est membre.

Il devra aussi se triturer les méninges pour baisser la tension entre le Mali et la France sur l’arrivée des Russes. Il y a le problème du Niger qui refuse son espace aérien aux avions russes pour aller au Mali. Pour Ibrahima Bakhoum, le président Macky Sall devrait s’impliquer pour éviter cette sorte de cassure dont le Sahel n’a pas besoin entre deux pays confrontés aux mêmes défis sécuritaires. Le président de l’UA, dont la voix sera at- tendue partout dans le monde, devra garder un œil sur la question sanitaire si la Covid-19 reprend de l’ampleur comme c’est le cas en Europe en ce moment. Autant de défis auxquels le président Macky Sall devra faire face pour cette année, relève Ibrahima Bakhoum. (Avec Walfnet.com)

via SenCaféActu

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