A 16 ans, il vole les 850.000F de la tontine pour se payer des prostituées


As du vol, M. K, 16 ans, a dérobé 850 000 FCfa, d’une tontine gardée chez la commerçante, Aïssatou Cissokho. Son forfait réussi, le môme va faire la bamboula avec deux prostituées nigérianes.Dans la commune de Bakel, la prouesse délictuelle du mineur de 16 ans alimente les débats. Le môme est parvenu à dérober près d’un million de FCfa, représentant la tontine des femmes de la commune, gardée par la commerçante Aïssatou Cissokho. Le garçon sera perdu par son penchant pour les prostituées. 
De la genèse de cette affaire, il ressort que la commerçante, qui gère la tontine des femmes de Bakel, est littéralement tombée à la renverse en découvrant que l’argent de la tontine, son passeport et sa carte nationale d’identité, qu’elle avait gardés sous son oreiller, ont curieusement disparu. Ses recherches la mènent auprès du boutiquier du coin qui lui déclare avoir aperçu le jeune M. K. avec le passeport et la carte nationale d’identité. Sans détour, la commerçante dépose une plainte à la brigade de gendarmerie. L’enquête sera sanctionnée par l’arrestation du jeune mis en cause, cueilli dans les rues de Bakel. Entendu à la suite de son placement en garde à vue, il craque et avoue avoir volé l’argent de la tontine (850 000 FCfa), précisant s’être aussitôt rendu au domicile des prostituées pour des parties de jambes en l’air. Aux pandores, le jeune homme va révéler avoir remis l’intégralité de la somme aux belles de nuit. Pour y voir clair, les enquêteurs ont convoqué les prostituées qui ont confirmé la présence de M. K. à leur domicile pour des parties de jambes en l’air tarifées. Mieux, elles ont souligné que le garçon a couché avec deux prostituées moyennant 10 000 FCfa la passe. Déféré puis placé sous mandat de dépôt à la prison de Tamba, il a reconduit ses aveux au tribunal pour mineurs. «J’ai effectivement volé la somme en question, puis je l’ai dépensée chez les prostituées avec qui j’ai couchées. J’ai jeté la carte d’identité nationale et le passeport devant une boutique», expliquera-t-il devant sa maman qui a tenté de le présenter comme ne jouissant pas de toutes ses facultés mentales. Ce que réfute la plaignante qui en veut pour preuve l’usage fait de son butin. A la suite du parquet qui a requis l’application de la loi, le tribunal pour enfant a finalement confié le prévenu à son civilement responsable, au terme d’une brillante plaidoirie du représentant de l’Aemo.

Pape Ousseynou DIALLO

via Dakarbuzz

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