Afrique : De la nécessité de repenser un système éducatif résilient.

Afrique : De la nécessité de repenser un système éducatif résilient.
Repenser et construire un mouvement de la société civile fort, dynamique et résilient en Afrique pour la réalisation du droit à l’éducation au-delà de la pandémie de Covid-19. C’est le thème de la 10e édition du Forum panafricain sur les politiques éducatives en Afrique sur l’initiative du Réseau africain de campagne pour l’Éducation pour tous (ANCEFA).

Cet évènement qui mobilise des acteurs de la société civile de près d’une cinquantaine de pays africains, a pour pays d’accueil le Sénégal. Pendant deux jours, les 25 et 26 novembre, ils discuteront des voies et moyens pour un système éducatif résilient. Cela va nécessairement passer par la maitrise du numérique qui, malheureusement n’est pas encore accessible partout.

Selon la coordinatrice régionale de ANCEFA, « il va falloir que les États investissent dans ce domaine pour faire en sorte que dans toutes les écoles il va y avoir un minimum d’équipement. » Quand elle parle d’équipement, elle ne fait pas uniquement allusion aux outils informatiques. « Je veux parler de l’eau, de l’électricité et de l’accès à l’internet », égrène-t-elle.

Solange Akpo est convaincue de la possibilité de gagner cette bataille et fait confiance aux sources d’énergie intarissables dont dispose le continent africain. « On a le soleil qui est accessible dans nos pays. Pourquoi on ne l’utilise pas pour pouvoir connecter les écoles ? », s’étonne cette militante des droits à l’accès à l’éducation pour tous. À l’en croire, la volonté doit être au rendez-vous « pour que l’enfant puisse étudier dans de bonnes conditions ». 

Solange Akpo a aussi soulevé la question de l’accès des filles à l’école. « Tous les rapports nous disent qu’au niveau du primaire, il y a la parité. Mais allez dans les villages reculés, quand on monte dans le système, on constate que les filles disparaissent », fait constater la coordinatrice régionale de ANCEF.

Évoquant les causes, Solange Akpo cite la violence, les mariages précoces mais aussi la préférence des parents pour les garçons. Elle reconnait cependant que ces derniers peuvent eux-mêmes être concernés par cette discrimination. « C’est pourquoi on parle de l’égalité des genres au-delà de l’éducation des filles tout en sachant qu’elle a pris du retard et qu’il faut investir dans ce domaine », rappelle-t-elle.

Mais l’atteinte du point 4 des objectifs du développement durable (ODD) pour une éducation de qualité, équitable et inclusive ne sera pas possible lorsque les personnes vivant avec un handicap sont laissées sur le quai. « Pourquoi nos États ne considèrent pas les personnes handicapées comme ayant les mêmes droits que les autres personnes ? C’est pour cela que nous mettons l’accent sur l’éducation inclusive, notamment celle des handicapés », souligne la coordinatrice régionale de ANCEFA qui met l’accent sur les malentendants et les handicapés mentaux qui sont les plus lésés, d’après son raisonnement.

Ce plaidoyer pour la prise en compte des besoins de tous est une priorité chez le président du Conseil d’administration de ANCEFA qui reconnaît qu’il y a un gap à combler entre les engagements et ce qui doit être fait concrètement. « Ce qui est sûr, c’est qu’on n’arrivera jamais à un stade où tout va être réalisé », semble se résigne Samuel Dembélé qui n’abdique pas pour autant.

Pour la prise en charge des besoins, le PCA de ANCEF privilégie la multiplication des partenaires « pour que les solutions que nous cherchons aux problèmes de l’éducation soient en pris en compte ». 


www.dakaractu.com

via DAKARACTU

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