Infanticide : Aïda Khoudia Sall étouffe son nouveau-né et dissimule le cadavre dans un sac de riz.

Né en 2000, l’accusée Aïda Khoudia Sall a comparu ce mardi 16 novembre 2021 devant la Chambre criminelle de Dakar pour répondre des faits d’infanticide et recel de cadavre. Pour ces délits, elle risque 5 ans de réclusion criminelle. Elle sera édifiée sur son sort le 7 décembre prochain.

Infanticide : Aïda Khoudia Sall étouffe son nouveau-né et dissimule le cadavre dans un sac de riz.
Les faits remontent à la date du 17 mars 2019 où la brigade de gendarmerie de Foire a reçu une information faisant état d’une découverte macabre s’agissant d’un nouveau-né de sexe féminin dans un tas d’ordures.

Dépêchés sur les lieux, ils ont trouvé le cadavre du nouveau-né dans un sac de riz enveloppé avec un sachet plastique de couleur blanche. Les enquêtes menées par les pandores ont permis de remonter jusqu’à la personne d’Aïda Khoudia Sall élève en classe de seconde et âgée de 19 ans au moment des faits. Le certificat de genre de mort du nouveau-né montre un asphyxie mécanique.

Arrêtée et placée sous mandat de dépôt depuis le 25 mars 2019, l’accusée Aïda Khoudia Sall a été jugée ce mardi 16 novembre 2021 devant la Chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance de Dakar pour des faits d’infanticide et recel de cadavre. 

Domiciliée à Liberté 6, l’accusée n’a pas tergiversé dans ses déclarations à la barre. Elle a reconnu tous les faits qui lui sont reprochés. 

Pour sa défense, elle avoue avoir un jour entretenu des rapports sexuels sans se protéger jusqu’à ce qu’une grossesse s’en suive, avec mon petit ami Abdou Konté. 
“J’avais décidé de dissimuler ma grossesse pour éviter les représailles de mes parents ainsi que de mon entourage jusqu’à terme. Et, durant tous les 9 mois, je n’ai pas effectué de visite prénatale encore moins consulté une sage-femme. Le jour de mon accouchement, j’ai pris un cachet de paracétamol, ce qui a déclenché sans doute l’arrivée du bébé. J’avais réussi à tromper la vigilance de ma mère qui ne s’est jamais doutée de ma grossesse. Ce jour-là, je lui ai fait croire que j’avais la diarrhée, raison pour laquelle j’allais constamment aux toilettes “, explique-t-elle.

Elle poursuit : “après mon accouchement, le bébé respirait à la naissance. Sur ces entrefaites, j’ai pris les vêtements qui se trouvaient dans les toilettes pour l’étouffer. Ainsi, j’ai mis le cadavre dans un bassin. Le lendemain, j’ai dissimulé le cadavre dans un sachet blanc avant de le mettre dans un sac de riz vide. Et j’ai attendu le l’éboueur pour lui remettre le sac…”

Prenant la parole, l’avocat général estime que les faits sont constants. “L’accusé a reconnu avoir caché sa grossesse parce que son partenaire ne voulait pas prendre ses responsabilités. 

Ce qui montre la préméditation de son acte”, a relevé le procureur. Selon lui, le certificat de genre de mort confirme toutes ces déclarations. Au regard de tout cela, il a requis 5 ans de réclusion criminelle contre l’accusée Aïda Khoudia Sall. 

Du côté de la défense, le principal coupable, c’est son petit ami Abdou Konté qui a été irresponsable en réfutant la paternité du nouveau-né. Raison pour laquelle, ses conseils demandent la clémence de la Chambre et une application extrêmement magnanime de la loi pénale.

Le jugement sera rendu 7 décembre prochain… 


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via DAKARACTU

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