Inflation : L’aveu d’impuissance de Macky Sall face à l’absence de « ressources et de mécanismes » permettant d’amortir les chocs.

La double crise favorisée successivement par la Covid-19 puis la guerre en Ukraine constitue un boulet aux pieds des économies africaines. Une situation qui vient s’ajouter aux problèmes du continent, à en croire Macky Sall qui pense que ‘’un malade en état de fatigue général ne peut pas supporter beaucoup de chocs’’. Selon lui, c’est le cas, un peu, des économies africaines. La Covid nous avait déjà très sérieusement secoué. Et voilà que les conséquences de la guerre en Ukraine, avec bien sûr le renchérissement de toutes les denrées, des prix du pétrole et de tout ce qui dépend du pétrole, sont venues secouer très sérieusement l’économie africaine’’.
 

En conséquence, reconnaît le président de la République, les États africains font face à une équation sans pouvoir  trouver la solution. ‘’Nous connaissons des pics d’inflation énormes. Et nous n’avons pas les ressources ni les mécanismes qui permettent d’amortir ces chocs’’, a dit Macky Sall qui ajoute que ‘’dans cette conjoncture défavorable, le thème de la Conférence économique de Dakar 2022intitulé ‘’l’Afrique partenaire leader’’ sonne absolument comme un pari osé. À moins qu’il ne relève d’un surcroît d’optimisme’’. 
 
De l’optimisme, dit-il, il en faut ‘’pour relever les défis’’. Des défis dont il dit prendre conscience de son nombre élevé. ‘’Ils sont nombreux sur le continent. Ils sont d’abord dans la pacification des foyers de tension, car rien n’est possible sans la paix, la sécurité et la stabilité’’. 
 
Une brèche qu’il a ouverte pour parler de l’ingérence de certaines forces étrangères dans des conflits notés dans des pays africains. ‘’Nous voyons que des foyers de tension sont, quelque part, entretenus par des facteurs exogènes en Afrique.  Ce qui rend d’ailleurs la recherche de solution très difficile pour nous. Avant cette ingérence des forces étrangères, c’était facile entre Africains, avec nos institutions par des sanctions ici et là, des conciliations arrivaient à ramener les gens à la raison. Et là lorsqu’ils s’adossent sur des puissances étrangères puissantes et ayant un droit de véto au niveau du Conseil de sécurité, vous comprendrez que certains acteurs africains n’en ont cure de ce que peut dire l’Union africaine ou la Cedeao ou quelque institution africaine que ce soit. Tout cela se pose avec acuité sur le continent’’. 
 
Pour le président Sall, le développement de l’Afrique s’appuie sur un certain nombre de piliers. ‘’Notre développement dépendra d’abord de notre façon de concevoir et mettre en œuvre des politiques publiques saines, stables et prévisibles pour inspirer la confiance….’’


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via DAKARACTU

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