Le « criminel » Nasser al-Raisi, élu président d’Interpol

Le général émirien Ahmed Nasser al-Raisi, visé par plusieurs plaintes actes de barbarie contre des opposants a finalement été élu président d’Interpol, ce jeudi 25 novembre à Istanbul. Ce, malgré la plaidoirie des organisations de défense des droits de l’homme et des élus européens qui s’étaient opposés son élection.

« Nous sommes profondément convaincus que l’élection du général al-Raisi porterait atteinte à la mission et à la réputation d’Interpol et affecterait lourdement la capacité de l’organisation à s’acquitter efficacement de sa mission », écrivaient en mi-novembre, à la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen, et trois députés européens.

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En effet, Ahmed Nasser al-Raisi, « membre d’un appareil sécuritaire qui prend systématiquement pour cible l’opposition pacifique », est accusé par lONG Gulf Centre for Human Rights (GCHR) d’ »actes de torture et de barbarie » contre l’opposant Ahmed Mansoor, détenu depuis 2017 dans une cellule de 4 m2 « sans matelas ni protection contre le froid », ni « accès à un médecin, à l’hygiène, à l’eau et aux installations sanitaires ».

Malheureusement, son élection a été rendue possible grâce à une intense campagne de lobbying auprès des 194 membres d’Interpol. D’ailleurs, son pays est le deuxième contributeur de l’organisation.

(Avec RFI)

via SenCaféActu

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