Pour la survie des unités industrielles : Les meuniers industriels du Sénégal invitent l’État à augmenter le prix de la farine de blé.

Pour la survie des unités industrielles : Les meuniers industriels du Sénégal invitent l’État à augmenter le prix de la farine de blé.

Face à la crise sanitaire qui sévit partout dans le monde et à la forte dégradation des conditions d’approvisionnement et de production de la filière meunière, l’association des Meuniers Industriels du Sénégal prie l’État de convoquer un comité des prix pour permettre aux unités industrielles de ne pas fermer boutique.

 

Le président de l’association des Meuniers Industriels du Sénégal, Claude Demba Diop a souligné que des actions de haute portée sont venues au secours de l’industrie meunière. Ainsi, dit-il, l’État est passé d’une réduction de 6 % de TVA en février 2021 à une suspension totale avec suppression des droits de douane depuis le 1er septembre 2021. Selon lui, ces mesures ne suffisent pas à sauver l’industrie meunière. C’est-à-dire, même si avec 0 % de droit de douane et 0 % de TVA, le prix actuel pratiqué au Sénégal ne peut pas permettre aux unités industrielles de survivre parce qu’elles perdent de l’argent tous les jours. 

 

En effet, M. Diop trouve urgent de ramener les industries meunières à l’équilibre si nous ne voulons pas entraîner toute la filière dans le précipice. “Malgré un contexte social préoccupant à tous les niveaux, il est à présent incontournable d’activer l’ultime levier d’ajustement en révisant le prix du sac de 50 kg de farine de blé. Il en est ainsi partout dans la sous-région, et même au-delà face à cette situation dramatique”, précise-t-il. 

 

1 000 emplois directs et 15 000 emplois indirects sont  menacés.

 

Toutefois, la faillite et les fermetures d’usine guettent toujours un pan important de l’économie et de l’emploi local. Pour Claude Demba Diop, c’est fort de cette responsabilité sociale et entrepreneuriale que les meuniers appellent l’ensemble des acteurs de la filière au sauvetage de l’autosuffisance en farine et de la production locale. “Les 1 000 emplois directs et 15 000 emplois indirects sont foncièrement menacés”, a fait savoir le président de l’association des Meuniers Industriels du Sénégal. 


www.dakaractu.com

via DAKARACTU

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