Top 5 du 15 Juillet 2022

1- Mort de François Mancabou : Son avocat annonce une plainte contre le Commissaire Bara Sangharé et ses hommes

L’avocat de François Mancabou, Me Ousseynou Gaye a indexé le Commissaire Bara Sangharé de la Sureté urbaine et ses hommes comme responsables de la mort de son client. Dans une interview accordée à L’Observateur, la robe noire a annoncé une plainte à la CPI.

« Nous indexons le Commissaire de la Sûreté Urbaine et ses hommes. La plainte sera dirigée nommément contre le Commissaire Bara Sangharé et ses hommes. Nous connaissons les gens qui ont torturé notre client. Aujourd’hui, ils font l’actualité, ils continueront à la faire parce que leurs noms iront jusqu’à la Cour pénale internationale (Cpi), à la Cour de Justice de la Cedeao et dans toutes les notes d’informations. L’histoire retiendra dans ce pays que le Commissaire Bara Sangharé et ses hommes ont torturé un homme jusqu’à sa mort », a dit Me Gaye.

L’acte de décès émis par l’hôpital Principal qui évoque une mort naturelle ne convainc pas Me Ousseynou Gaye. « D’abord, est-ce que vous pouvez voir un médecin d’un hôpital délivrer un avis de décès à la place d’un certificat médical? Personne n’est fou. Vous avez bien vu qu’il s’agit d’un avis de décès. Cet avis de décès, est-ce que c’est pour informer les gens que François Mancabou est décédé ? Est- ce que nous ses avocats et sa famille avons besoin d’être informés par ce moyen-là par l’hôpital ? Non. Nous pensons que tous ceux qui décèdent dans les hôpitaux, on n’avise pas les gens, surtout leurs parents ou avocats, de cette manière ».

Me Ousseynou Gaye est prêt à tout pour que lumière soit faite sur les circonstances du décès de son client. Bien que le procureur ait déclaré que Mancabou a violemment cogné le mur et les grilles de la cellule de détention, ces raisons ne sont pas suffisantes pour lui. Il compte mener des actions.

2- Affaire  » force spéciale » : Garde à vue prolongée pour Amy Dia

Arrêtée mardi dernier dans le cadre de l’enquête sur la «Force spéciale», la garde à vue de Amy Dia, la vice-coordinatrice de Pastef de Sam Notaire a été prolongée. Interrogée mercredi et jeudi, en présence de ses trois avocats, elle devrait donc passer, ce vendredi, une nouvelle journée au commissariat central de Dakar où elle est retenue pour des soupçons de troubles à l’ordre public et menace à la sûreté de l’Etat, rapporte SourceA. Auditionnée hier devant ses 3 avocats, elle a admis avoir envoyé des sommes d’argent au nommé Mor Guèye alias « commandant » sur les instructions de Max Kiluminati. Cependant Nandine a signifié aux enquêteurs qu’elle ignorait ce à quoi l’argent envoyé a servi.

Mais, Senenews qui reprend l’information de Sourcer A informe que l’exploitation des données téléphoniques et des réquisitions adressées à la société Wave a permis d’attester qu’elle se chargeait de financer ce groupe à travers différents transferts qu’elle effectuait. Elle a soutenu qu’elle ne connait pas Akhenaton. Ses relations avec Kiluminati établi en Europe se limitaient exclusivement au cadre professionnel puisqu’ils avaient un projet commun de vente d’aluminium.

3- Campagne électorale : Racine Talla porte plainte contre Ahmet Aidara

Des affrontements ont éclaté entre jeunes de la coalition Yewwi askan Wi de Guédiawaye, en tournée avec leur leader Ahmet Aidara, et ceux de BBY proches du maire Racine Talla. En effet, indique Senenews, la coalition Yewwi Askan Wi s’est arrêtée devant la mairie de Wakhinane Nimzatt. Ce qui n’a pas été du goût des militants de Benno bokk yakar qui sortaient de la rencontre avec la presse, annonçant que les listes parallèles notées lors des élections municipales ont été dissoutes et qu’ils partiront en bloc pour s’assurer une victoire éclatante au soir du 31 juillet.

À DÉCOUVRIR

Après des échanges de mots aigre-doux, des jets de pierres ont endommagé 6 voitures de Bby et blessé quelques militants avant l’intervention de la police. La mairie a été aussi touchée par les jets de pierres. Racine Talla signale qu’il ne laissera pas ces attaques restées impunies. Avec l’ensemble des membres de la coalition Benno Bokk Yakaar de la commune, ils ont décidé de porter plainte contre le maire Ahmed Aïdara, « principal auteur des faits. »
Pour le directeur de la RTS, ce dernier est un fauteur de trouble, il est coutumier de ce genre de fait, pour l’avoir expérimenté devant le domicile du maire de ville de Guédiawaye, Aliou Sall.

4- Affaire des onze bébés décédés à l’hôpital de Tivaouane : Les trois inculpés restent en prison

Fodé Dione, Awa Diop et Coumba Mbodj restent en prison. Inculpés et placés sous mandat de dépôt depuis juin dernier, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de l’hôpital de Tivaouane qui a causé la mort de onze bébés, ils avaient introduit une demande de liberté provisoire avant la Tabaski.

D’après L’Observateur de ce vendredi, repris par Seneweb, le juge d’instruction, chargé de leur dossier, a rejeté leur requête. Les mis en cause restent donc en détention à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès.

Fodé Dione est le chef du service chargé de la maintenance des installations au niveau de l’hôpital de Tivaouane. Awa Diop y officie en tant que sage-femme tandis que l’aide-infirmière Coumba Mbodj était en stage au niveau du service néonatalogie de l’hôpital. Le trio est écroué pour exposition et délaissement d’enfants dans un endroit solitaire ayant entraîné la mise en danger d’autrui.

Le journal renseigne que Coumba Mbodj, qui est étudiante en troisième année, doit bientôt passer son examen pour obtenir sa licence d’infirmière d’Etat.

5- Campagne électorale : YAW lance une cagnotte de 50 millions

50 millions F CFA. C’est le montant que veut récolter la coalition Yewwi Askan Wi pour, dit-elle, « compléter les importantes contributions données par (ses) membres ». Ainsi, la coalition a décidé de lancer, ce 14 juillet, une cagnotte à travers une plateforme dédiée, à la veille du lancement officiel de la campagne de ladite coalition à Guédiawaye, rapporte Seneweb.

En outre, cette frange de l’opposition informe que cet « argent servira à financer les déplacements des leaders de la coalition qui iront à la rencontre des concitoyens partout dans le pays et les activités de communication et les opérations électorales ». Pour rappel, le recours à ce type de financement commence à être de plus en plus prisé par les politiques. On se rappelle, à ce propos, de la cagnotte lancée par le parti Pastef et qui avait suscité beaucoup de réactions. Le ministre de l’Intérieur avait même sorti un communiqué pour rappeler les dispositions de l’article 3 de la loi n° 81-17 du 6 mai 1981 relative aux partis politiques, modifiée par la loi n°89-36 du 12 octobre 1989.

Pour sa part, rappel, Seneweb, Yewwi Askan Wi est à son deuxième essai. Pour sa campagne durant les élections locales, elle avait aussi lancé une cagnotte lui permettant d’amasser plus d’une trentaine de millions de francs.

La rédaction de SenCaféActu

via SenCaféActu

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