Top 5 du 16 Juillet 2022

1- Placée en garde à vue : Les enfants d’Amy Dia (Nadine) marchent avec des pancartes pour la libération de leur mère

Arrêtée chez elle à Mbod 4 (Guédiawaye), mardi dernier, Amy Dia est depuis lors retenue au commissariat central de Dakar. La police l’a placée en garde à vue pour troubles à l’ordre public et menace à la sûreté de l’Etat présumées. Selon Senenews, la vice-coordinatrice de Pastef à Sam Notaire, qui se fait appeler Nadine, a été interrogée de 12 heures à 15 heures en présence de ses avocats, Mes El Mamadou Ndiaye, Babacar Ndiaye et Amadou Sow. Nadine a reconnu ses liens avec certains membres supposés de la «Force spéciale», ce groupe accusé d’avoir voulu semer le chaos à Dakar en marge de la manifestation interdite de Yewwi Askan Wi, le 17 juin dernier. Ce matin, les enfants d’Amy Dia, munis de leur pancartes ont marché pour la libération de leur mère.

2- Vidéo de 13 mn remise à la DIC et visionnée par l’ONLP : Les avocats de François Mancabou en colère

Le procureur de la République, Hamady Diouf a déclaré lors de son point de presse que le présumé membre de la «Force spéciale», Mancabou a cogné les grilles et les murs de sa cellule pendant sa garde à vue avant de rendre l’âme. Et qu’une vidéo de 13 minutes attestant ses dires sera versée dans le dossier d’enquête confié à la Division des investigations criminelles (DIC). 

Contre toute attente, l’Observatoire national des lieux de privation de liberté (ONLPL) a affirmé avoir vu la vidéo en question. Une catastrophe, semble dire Me Patrick Kabou du pool des avocats du sieur Mancabou. «Nous, avocats de la défense, sommes surpris de voir, à travers ce communiqué de l’ONLPL du 15 juillet 2022, c’est-à-dire un (01) jour après, que des éléments dudit commissariat, non loin de se contenter de remettre la fameuse vidéo aux éléments de la DIC comme préconisé lors de la conférence de presse de Monsieur le Procureur de la République, ont permis ‘’le visionnage d’un extrait des enregistrements des vidéos de surveillance’’. Nous comprenons, dans la logique de ce communiqué, qu’il s’agirait de la vidéo de 13 mn versée au dossier », a-t-il d’emblée fait savoir. “Si tel est le cas, poursuit-il, sauf si Monsieur le Procureur de la République l’ait autorisé, ce qui serait très grave encore, des éléments dudit Commissariat se sont donnés la liberté de montrer la fameuse vidéo de treize (13) minutes à des personnes étrangères au dossier”. «Ce qui constitue une violation flagrante du secret de l’enquête par une des parties. À quelle fin !!!! », fulmine le conseil. (Avec Seneweb)

3- Mort de François Mancabou : La solution de JAMARA propose pour l’éclatement de la vérité

Depuis la mort tragique en détention préventive, le mercredi 13 juillet dernier, de notre concitoyen François Mancabou, la polémique ne cesse d’enfler dans l’opinion sur les circonstances exactes de sa mort.
Les enquêteurs disposent donc de cette vidéo de 13 minutes dont le Procureur a annoncé qu’elle « sera versée au dossier, et que des instructions ont été données à la DIC (division des investigations criminelles) pour déterminer les causes et circonstances exactes du décès ».

Jamra propose au procureur d’aller plus loin, dans la recherche de la VÉRITÉ, en mettant cette VIDÉO À LA DISPOSITION D’UN JURY D’HONNEUR, pour une meilleure garantie de transparence dans la conduite de l’enquête. Afin que la VÉRITÉ toute crue puisse jaillir sans détour !

 » IL VAUT MIEUX VOIR une fois QU’ENTENDRE cent fois », dit le vieil adage !

CE QUI CONTRIBUERAIT à édifier efficacement la famille du défunt, sur les circonstance du décès de François Mancabou. Et éclairerait par la même occasion la lanterne de l’opinion, qui pourra ainsi disposer de la bonne information que ce JURY D’HONNEUR aura directement partagé avec elle, via un point de presse. Sans filtre officiel.

CE JURY D’HONNEUR restreint, devant lequel l’intégralité des 13 minutes de cette VIDÉO DÉCISIVE sera projetée pourrait être constitué comme suit :

  • 3 membres de la famille du défunt ;
  • 3 membres d’organisations des droits de l’homme (Amnesty, Ondh, Raddho) ;
  • 3 journalistes locaux (mandatés par le Synpics) ;
  • 3 correspondants de la presse étrangère (choisis par leur association) ;
  • 2 responsables du Parquet ;
  • 2 techniciens du Ministère de l’Intérieur.

À DÉCOUVRIR

ÉTANT ENTENDU, pour une raison évidente d’éthique humaine, que les membres de ce JURY D’HONNEUR s’engageraient au préalable à n’enregistrer et à ne divulguer à des tiers aucune séquence de cette PIÈCE À CONVICTION, par respect à la mémoire du défunt et par égard au deuil qu’observe présentement sa famille.

LA PRÉOCCUPATION partagée étant que la VÉRITÉ se fasse jour. Pour le plus grand bien de la Démocratie. Et du droit légitime des citoyens de disposer de la bonne information relativement à de graves imputations que la clameur publique fait présentement peser sur l’institution sécuritaire de la République, depuis 72 heures que cette tragédie émeut la Nation toute entière.

QUE L’ÂME de François Mancabou repose en Paix. JAMRA PRÉSENTE SES CONDOLÉANCES émues à toute sa famille.

Les Bureaux exécutifs de JAMRA et MBAÑ GACCE

16 juillet 2022

4- Affaire du vol de 3,9 milliards d’Engrais : Le procureur demande l’inculpation de Aziz Ndiaye, son père et Cie

L’Etau se resserre autour des operateurs économiques, cités dans l’affaire de la cargaison d’engrais estimée à 3,5 milliards au Port de Dakar au préjudice de l’homme d’affaire Rahul Chandra. Suite à la délégation judicaire, le procureur de la République a posé de nouveaux actes, renseigne Senego.

Il a fait un réquisitoire supplétif et demande au juge d’instruction d’inculper les acheteurs pour recel. Il s’agit d’Aziz Ndiaye, son père Allé Ndiaye, son frère Massata Ndiaye et des commerçants Aliou Diouf Lamabaye et Ndiaga Tall.

Selon L’Obs, et Senego, la transitaire Ndeye Nancy Niang, placée sous mandat de dépôt, ne sera sans doute pas le seule inculpé.

5- Détention d’un refugié turc à la DIC : La Raddho, Lsdh et Amnesty International exigent sa libération

La police sénégalaise cernée par plusieurs feux. Alors qu’elle fait l’objet de graves accusations de torture dans l’affaire dite « Force spéciale » dont l’un des membres supposés a succombé à l’hôpital Principal mercredi soir, une autre affaire de « détention arbitraire » vient d’être portée à la connaissance de l’opinion. Selon trois organisations de défense de droits humains, « un citoyen turc répondant au nom de TOUFAN FEYZI NIZAMOGLU, un entrepreneur ayant obtenu le 29 juillet 2019 le statut de réfugié au Sénégal (Décret No 2019-1217 du 29 juillet 2019) a été convoqué le 29 juin dernier par la Direction des investigations criminelles (DIC) pour certainement discuter avec lui de la mise en œuvre de l’Arrêté d’expulsion (N° 011337 du 13 mai 2022) du territoire national le concernant ».

La Raddho, la Lsdh et Amnesty International affirment dans un communiqué conjoint que « depuis cette date, il est retenu dans les locaux de ladite institution pour des raisons que sa famille ignore. Il n’est, à notre connaissance, pas accusé d’avoir commis un crime et n’a pas fait l’objet d’une inculpation qui puisse justifier sa garde-à-vue prolongée dans ces locaux de la Police nationale. Son maintien à la DIC pendant dix- sept (17) jours, dans ces conditions, peut être assimilé à une détention arbitraire parce que tout simplement, il ne respecte ni les garanties judiciaires, ni les principes du caractère raisonnable, de la nécessité et de la proportionnalité posés par les lois pénales nationales ».

Ces organisations demandent au Ministre de la Justice, « dépositaire des lois pénales de notre pays, de bien vouloir ordonner à la DIC de libérer immédiatement Monsieur TOUFAN FEYZI NIZAMOGLU à défaut de pouvoir l’inculper afin qu’il puisse retrouver sa famille en attendant que la justice sénégalaise se prononce sur les deux recours (en suspension et en annulation de la mesure ministérielle) qu’il a introduits devant la Chambre administrative de la Cour suprême, le 30 juin 2022 » Les droit de l’hommiste d’ajouter que le Sénégal « qui proclame haut et fort être un pays d’hospitalité légendaire ne peut traiter ainsi une personne qui l’a choisi comme lieu de refuge pour mener une vie digne et paisible ici-bas ». (Avec Pressafrik)

La rédaction de SenCaféActu

via SenCaféActu

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