Vol : des agents de la Senelec et leurs acolytes risquent deux ans de prison pour avoir soustrait 1.600 litres de carburant au cours d’une livraison.

Les prévenus Dame Gaye, Oumar Vilane, Ibrahima Sylla Talla Guèye, Galass Niang et Assane Fall risquent deux ans dont 6 mois d’emprisonnement ferme, si le juge suit le réquisitoire du procureur. Ils ont fait face au juge du Tribunal des Flagrants délits de Dakar ce mercredi 25 mai 2022 pour répondre des faits de vol de carburant, recel et blanchiment de capitaux. L’affaire a été mise en délibéré jusqu’au 01 juin prochain.

Vol : des agents de la Senelec et leurs acolytes risquent deux ans de prison pour avoir soustrait 1.600 litres de carburant au cours d'une livraison.
Les faits remontent à la date du 12 mai 2022 où le sieur Talla Guèye, chauffeur à la société 2D, spécialisée dans le transport d’hydrocarbures et partenaire de la Senelec avait été chargé de transporter 40.000 litres de carburant au dépôt de Mbao et celui du Cap des biches à Rufisque.

Arrivé à hauteur de Yarakh Capa, un agent de dépotage de la Senelec répondant du nom de Fallou Niang l’a contacté pour lui demander de voler dans le réservoir du camion 1.600 litres d’essence afin de l’écouler dans le marché noir. Ainsi, Fallou avait planifié d’associer le contrôleur du dépôt du Cap des Biches en l’occurrence Assane Fall.

C’est sur ces entrefaites qu’il a contacté le nommé Babacar qui lui donnera rendez-vous à Bel air pour partage du butin après commission du forfait. Toutefois, leur complot va faire long feu, car ils ont été surpris par les gendarmes de la brigade de Recherches derrière les entrepôts de Patisen situé à Bel-Air.

Les éléments enquêteurs ont trouvé sur place les comparants en train de vider un camion-citerne contenant du carburant dans trois fûts de 200 litres et un fût de 1000 litres. Mais, Talla Guèye avait pris la tangente lorsque les gendarmes lui ont demandé de déplacer son camion. Par la suite, l’autre bourreau Oumar Vilane a essayé d’acheter le silence des enquêteurs en leur proposant divers montants. Finalement, ils ont été conduits à la police de Bel Air. C’est après quelques heures que Talla Guèye a été appréhendé.

Lors de son interrogatoire à l’enquête préliminaire, le mis en cause Talla Guèye a avoué être de mèche avec deux de ses collègues de travail, à savoir Fallou Niang et Assane Fall. Talla Guèye a nié devant la barre s’être enfui lorsque les gendarmes lui ont dit de bien se garer. « Quand les enquêteurs en civil nous ont surpris, Babacar a pris la tangente. À la demande de l’un des policiers, je lui ai donné toutes les pièces du véhicule. C’est ainsi que je suis parti au dépôt du Cap des Biches pour dépoter mon camion. Je me suis rendu ensuite à la banque pour percevoir mon salaire. C’est à mon retour que j’ai croisé vos éléments à bord de leur véhicule, lesquels m’ont arrêté et conduit dans les locaux de votre service », a avancé le trentenaire qui précise que les 435.000 francs retrouvés par-devers lui, ne proviennent pas de son activité délictuelle. Car il n’avait pas encore fixé le prix de vente du gasoil. « Les 250.000 francs représentent mon salaire, les 150.000 francs constituaient un prêt et les 35.000 francs étaient mon argent de poche », a-t-il confié.

Devant le prétoire, Talla Guèye a catégoriquement nié ses déclarations à l’enquête préliminaire. Il explique : “Ce jour-là, j’ai commis l’erreur de partir à Bel air au détriment du cap des biches”. Interrogé à son tour, son co-prévenu Fallou Niang qui est poursuivi pour complicité de vol, suit les dénégations de son co-inculpé en avançant n’être impliqué ni de près ou loin à cette affaire. Quant à Assane Fall, il avait déclaré dans le procès-verbal que le mis en cause Talla lui avait promis une commission de 30.000 francs. À la barre, il déclare n’avoir jamais tenu ces déclarations. Par ailleurs, les trois receleurs, Dame Guèye, Ibrahima Sylla et Oumar Vilane ont nié les faits en soutenant qu’ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.

Prenant la parole, les avocats de la partie civile, à savoir la Senelec, réclament 3, 5 millions de nos francs pour dommages et intérêts.

Lors de son réquisitoire, le maître des poursuites a fait savoir que c’est des faits extrêmement graves parce qu’ils ont porté atteinte à un patrimoine national et les prévenus ont agi de façon circonstanciée. Suffisant pour la parquetière de requérir 2 ans dont 6 mois ferme de prison contre tous les prévenus. 

La défense a demandé la relaxe à titre principal et à titre subsidiaire une application extrêmement bienveillante de la loi pénale. Le délibéré sera rendu le 01 juin prochain. 


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via DAKARACTU

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