Au Bénin, Emmanuel Macron critique encore Moscou

Le président français, en tournée africaine du 25 au 28 juillet, a cherché à mettre en garde les capitales africaines contre le « nouveau type de guerre mondiale hybride » que mène Moscou, qui « a décidé que l’information, l’énergie et l’alimentation étaient des instruments militaires mis au service » de la guerre en Ukraine.

Critiqué pour avoir choisi de visiter le Cameroun, dirigé depuis quarante ans par le président Biya, et le Bénin, accusé de dérives autoritaires, Emmanuel Macron est resté silencieux sur la question des droits humains et la défense de la démocratie lors d’une conférence de presse conjointe avec le président béninois, Patrice Talon.

Durant sa visite, la justice béninoise a toutefois ordonné la remise en liberté de 30 opposants arrêtés pendant la présidentielle d’avril 2021, qui avait été émaillé de violences. Patrice Talon a déclaré qu’« il n’y a aucun détenu politique au Bénin », mais que des gens « sont détenus pour avoir agi, pour avoir commis des délits, des crimes dans le champ politique, c’est vrai ».

Aucun grand parti de l’opposition n’avait été autorisé à présenter de candidats lors du scrutin de 2021. Des manifestations avaient éclaté dans le centre et été réprimées dans le sang. Par la suite, des dizaines d’opposants avaient été arrêtés. Les grandes figures de l’opposition sont toujours emprisonnées ou en exil, condamnées à de lourdes peines de prison.

Outre une crise politique, le Bénin fait face à la multiplication d’attaques djihadistes dans le nord, à la frontière avec le Burkina Faso et le Niger. Lors de cette visite, M. Macron a affirmé que la France serait « toujours en soutien » du Bénin pour sa sécurité, notamment en termes de renseignements et d’équipements.

Le Monde

via LeMonde

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