Au Royaume-Uni, le gouvernement table sur une sortie très prudente du confinement

Le premier ministre britannique Boris Johnson, lors d’une visite dans un centre de vaccination à Cwmbran, dans le sud du Pays de Galles, le mercredi 17 février 2021.

Les beaux jours reviennent, la campagne vaccinale bat son plein (plus de 25 % des Britanniques ont déjà reçu une première injection contre le Covid-19), mais le mot d’ordre reste prudence. Ce lundi 22 février, Boris Johnson, pourtant réputé pour son optimisme à tous crins, a présenté un plan de sortie de la crise pandémique pour le Royaume-Uni, très progressif, avec une levée étalée sur quatre mois des restrictions sociales et économiques s’imposant aux Britanniques, pour certaines depuis l’automne 2020. « Notre plan est très prudent, mais irréversible », a promis le premier ministre britannique à la Chambre des communes. Les écoles rouvriront ainsi le 8 mars, mais les pubs, cafés, restaurants (pour leur service en salle) ou cinémas pas avant, au mieux, le 17 mai.

L’épidémie a largement reflué depuis que la troisième vague a submergé le pays fin 2020, obligeant le 10 Downing Street à fermer toutes les écoles le 4 janvier. Au 21 février, les hospitalisations avaient reculé de 20 % sur une semaine, les morts imputées au virus de 27 % et le R, taux de reproduction du virus, n’est plus qu’entre 0,6 et 0,9 dans le pays – on présume que l’épidémie régresse lorsque ce taux est inférieur à 1.

Pour autant, depuis que le très contagieux variant du Kent est devenu prévalent au Royaume-Uni à la fin de l’année, d’autres variants ont également été identifiés sur le territoire (à Liverpool, à Bristol ou dans l’Essex), dont certains présentent la même modification génétique plus résistante aux vaccins que le variant sud-africain, qui concerne quelques dizaines de cas dans le pays.

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Par ailleurs, Boris Johnson l’a promis à ses concitoyens : ce troisième confinement doit être le dernier. Il en va de la crédibilité politique du premier ministre – très critiqué pour sa gestion de la pandémie en 2020 – et surtout du moral des Britanniques, alors que le Royaume-Uni risque d’accuser l’une des pires récessions d’Europe. Il n’est plus question de renouveler les erreurs du deuxième déconfinement, probablement décrété trop vite, début décembre, juste au moment où le variant du Kent commençait à circuler activement dans le sud du pays.

Effets de la campagne vaccinale

Priorité a donc été donnée aux écoles dans ce plan de déconfinement, le gouvernement s’inquiétant que les jeunes Anglais ont désormais accumulé, depuis mars 2020, cinq mois sans cours en « présentiel ». Le 8 mars, les établissements rouvriront donc pour tous les niveaux et les activités sportives parascolaires pourront reprendre. En Ecosse et au Pays de Galles, les élèves des petites classes reviennent par ailleurs partiellement depuis ce lundi.

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via LeMonde

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