Au Sri Lanka, la justice interdit à l’ex-premier ministre et ses alliés de quitter le pays


Des barrières temporaires sont mises en place pour empêcher les manifestants de se rapprocher de la résidence officielle de l’ex-premier ministre sri-lankais, Mahinda Rajapaksa, à Colombo le 11 mai 2022.

Un tribunal sri-lankais a interdit, jeudi 12 mai, à l’ex-premier ministre Mahinda Rajapaksa, à son fils Namal et à quinze de ses alliés de partir à l’étranger en raison des actes de violence commis contre des manifestants antigouvernementaux.

Un magistrat de Colombo a également diligenté une enquête de police sur les agressions perpétrées lundi contre des manifestants antigouvernementaux pacifiques, qui ont dégénéré en violentes représailles qui ont fait neuf morts et des dégâts considérables.

Une plainte adressée au tribunal a requis un mandat d’arrêt contre Mahinda Rajapaksa et ses collaborateurs, a fait savoir un fonctionnaire du tribunal. « Mais le magistrat l’a rejetée parce que la police a de toute façon le pouvoir de détenir tout suspect », a ajouté le fonctionnaire.

225 personnes hospitalisées

Des moines bouddhistes et des prêtres catholiques figuraient parmi les 225 personnes hospitalisées après l’agression. Les victimes des violences de lundi ont affirmé que M. Rajapaksa et ses principaux collaborateurs avaient encouragé quelque 3 000 de leurs partisans, acheminés en bus depuis la province dans la capitale économique Colombo, à attaquer les manifestants pacifiques.

Le lendemain, le premier ministre démissionnaire, âgé de 76 ans, avait été exfiltré par l’armée de sa résidence officielle assiégée, puis emmené sur une base navale de Trincomalee, dans le nord-est du pays, où il se trouvait encore mercredi. Son fils Namal, ancien ministre, a déclaré mardi que la famille n’avait aucune intention de quitter le pays.

La population de l’île est excédée par des mois de graves pénuries de nourriture, de carburant, de médicaments et de coupures d’électricité. Des manifestations pacifiques réclamaient depuis des semaines la démission du président, Gotabaya Rajapaksa.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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