Auprès de Zelensky, Macron, Scholz et Draghi multiplient les gages de soutien à l’Ukraine


Le président roumain Klaus Iohannis, le premier ministre italien Mario Draghi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz tiennent une conférence de presse à Kiev, le 16 juin 2022.

Une fois n’est pas coutume. Volodymyr Zelensky, qui sait mettre les dirigeants européens face à leurs contradictions, n’a pas caché sa satisfaction à l’égard des « amis » qu’il recevait à Kiev, jeudi 16 janvier. A l’en croire, les discussions du jour ont même permis de « tourner la page » des récentes tensions suscitées par les propos d’Emmanuel Macron sur la nécessité de « ne pas humilier » la Russie de Vladimir Poutine, dans l’idée de laisser la porte ouverte à d’éventuelles négociations. Il faut dire que le chef de l’Etat, le chancelier allemand, Olaf Scholz, le président du conseil italien, Mario Draghi, et le président roumain, Klaus Iohannis, arrivés en train le matin, se sont employés à multiplier les gages de leur soutien à l’Ukraine, bientôt quatre mois après le début de l’invasion russe. « L’Europe est à vos côtés, elle le restera autant qu’il le faudra jusqu’à la victoire, qui aura le visage du retour de la paix dans une Ukraine libre et indépendante », a même lancé Emmanuel Macron.

Première étape de cette visite : à peine descendus du train après une nuit de voyage, les quatre dirigeants se sont rendus à Irpine, à une vingtaine de kilomètres du centre de la capitale. Murs éventrés, carcasses de voiture défoncées, bâtiments noircis, cette ville est à la fois un site martyr de l’occupation russe et l’un des symboles de la résistance ukrainienne. Le 28 mars, les soldats de Poutine ont dû l’abandonner à l’issue de féroces combats, destinés, côté ukrainien à empêcher la chute de la capitale, en bloquant l’ennemi à ses portes. Depuis fin mars, l’odeur des pins, qui poussent entre les immeubles, a remplacé peu à peu celle de la mort, du moins dans le quartier arpenté par les visiteurs du jour.

Le pont d’Irpine, sous lequel des habitants s’étaient réfugiés, est effondré, coupé en deux par les bombardements. L’état de la localité, détruite à 80 %, illustre « la brutalité de la guerre, alors qu’Irpine n’était pas un site militaire », a constaté Olaf Scholz. Emmanuel Macron a dit voir dans cette « ville héroïque », « les stigmates de la barbarie », « les premières traces de ce que sont des crimes de guerre ». Plus de 300 civils sont morts à Irpine. Au plus fort des combats, la cité de 60 000 âmes a perdu plus de 95 % de ses habitants. A peine la moitié serait revenue depuis.

« Tout sera reconstruit »

Sur une façade ravagée, un panneau publicitaire vante un programme immobilier réduit à l’état de ruine. « Tout sera reconstruit », a assuré Mario Draghi. Volodymyr Zelensky n’était pas présent à ce moment-là, c’est son ministre du développement territorial, Oleksiï Tchernychov, un grand homme en tenue kaki, qui guidait la visite. « Il est important pour nous de montrer les dévastations de la guerre », confiait-il au moment où M. Macron et ses compagnons de voyage quittaient les lieux dans un essaim de journalistes et d’agents de sécurité.

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via LeMonde

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