Burkina Faso : le gouvernement « travaille » pour qu’un convoi français puisse se remettre en route

L’entrée du site où est stationné le convoi de véhicules blindés français à Kaya, capitale de la région Centre-Nord du Burkina Faso, après que des manifestants se sont opposés au passage du convoi en transit vers le Niger pour rejoindre Gao au Mali, le 20 novembre 2021.

Le gouvernement du Burkina Faso a indiqué mercredi 24 novembre « travailler » pour qu’un convoi militaire français que des manifestants empêchent depuis près d’une semaine de circuler, puisse atteindre sa « destination finale », le Mali via le Niger.

« Le convoi est toujours sur le territoire burkinabé et nous travaillons pour son départ de notre territoire afin qu’il puisse atteindre Gao [Mali], sa destination finale », a déclaré, lors d’un point de presse le ministre burkinabé des affaires étrangères Alpha Barry, espérant un rapide « aboutissement des discussions » avec les manifestants.

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Invitant ces derniers à « faire confiance au gouvernement », le ministre a assuré que « le convoi destiné aux forces françaises à Gao n’est pas un convoi contre le Burkina Faso et ne va pas pour armer des terroristes », comme l’affirment de fausses informations sur les réseaux sociaux. « Le convoi est escorté par la gendarmerie nationale. On ne peut pas imaginer que notre armée escorte un convoi pour aller livrer [des armes] aux terroristes », a-t-il insisté.

Le convoi est en attente dans une enclave militaire située à une trentaine de kilomètres au nord-est de Ouagadougou, avait indiqué lundi à l’AFP une source sécuritaire du Burkina Faso, sans vouloir donner le nom de la localité où se trouvait cette enclave, afin d’éviter de nouvelles manifestations.

« Ne pas se tromper d’ennemi »

M. Barry a par ailleurs vanté les « relations historiques », entre la France et le Burkina Faso, notamment « une coopération militaire très importante qui remonte à l’époque coloniale ». Il a indiqué que des opérations logistiques ont lieu avec l’armée française, notamment pour acheminer des soldats burkinabés dans des zones reculées et attaquées par des groupes djihadistes.

« La lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous les Burkinabés, de notre armée nationale. Il ne faut pas qu’on se trompe d’ennemi, car la France est toujours intervenue à nos côtés lorsque nous lui en avons fait la demande », a-t-il précisé.

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Samedi, au moins quatre personnes ont été blessées à Kaya, principale ville de la région Centre-Nord du Burkina Faso où des manifestants s’opposaient au passage d’un grand convoi logistique de l’armée française venant de Côte d’Ivoire. Ce convoi avait déjà été ralenti à plusieurs reprises par des manifestants depuis son entrée au Burkina Faso.

La France, présente au Sahel depuis 2013 pour lutter contre les groupes djihadistes, a entamé une réduction de son dispositif, prévoyant de réduire ses effectifs dans cette région d’ici à 2023 à 2 500-3 000 hommes, contre plus de 5 000 auparavant. Elle fait face à un vent de contestation quant à sa présence, en particulier au Mali et au Burkina Faso.

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Le Monde avec AFP

via LeMonde

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