Covid-19 dans le monde : les Pays-Bas assouplissent les restrictions de voyage, les Etats-Unis décident de les maintenir

Une soignante reçoit une dose de vaccin contre le Covid-19 à Dakar (Sénégal), en février 2021.

Au cœur de la saison estivale, une nouvelle vague de contaminations au Covid-19 – mais surtout à ses variants plus contagieux – menace la quasi-totalité de la planète. L’Irak a notamment enregistré, ces dernières vingt-quatre heures, son plus haut chiffre de nouvelles contaminations jamais enregistré depuis le début de la pandémie en mars 2020, selon les données du ministère de la santé.

Au Sénégal également, la situation se dégrade rapidement et les hôpitaux de la capitale, Dakar, sont « proches de la saturation, avec quasiment 99 % de taux d’occupation », a expliqué le directeur national des établissements publics de santé, Ousmane Dia. Le personnel médical est « très fatigué et en burn-out » et les laboratoires de dépistage sont également « débordés à cause de la forte demande », tant pour les « cas suspects que pour les voyageurs », a également confié le ministère de la santé.

A travers le monde, la pandémie a fait plus de 4,16 millions de morts depuis la fin décembre 2019, sur plus de 194 millions de contaminations confirmées, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP), lundi 26 juillet. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est officiellement établi.

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  • Stratégies divergentes sur les restrictions de voyage aux Pays-Bas, au Congo-Brazzaville et aux Etats-Unis

A rebours de l’évolution de la situation sanitaire, les Pays-Bas ont annoncé, lundi, l’assouplissement des restrictions et autorisent à nouveau les voyages vers tous les pays de l’Union européenne (UE), dont plusieurs étaient restés interdits aux Néerlandais, alors uniquement en raison d’un taux élevé d’infections.

A partir de mardi, un avis négatif « ne sera donné qu’aux pays ayant un nouveau variant préoccupant qui n’est pas encore répandu aux Pays-Bas », a précisé le ministère de la santé. Et à partir du 8 août, les voyageurs âgés de plus de 12 ans devront présenter un test négatif avant de rentrer au Pays-Bas, en provenance de ces pays.

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En revanche, le gouvernement a annoncé la prolongation, jusqu’au 1er septembre, de l’interdiction des festivals s’étalant sur plusieurs jours. Les éditions 2021 de festivals de musique internationalement connus tels que Lowlands, Mysteryland et Down the Rabbit Hole, prévues en août, sont donc annulées. Une décision quant à la tenue du Grand Prix de formule 1 des Pays-Bas à Zandvoort, début septembre, est également attendue le 13 août.

Un avion Airbus A350 de la compagnie Air France, en septembre 2019.

A l’inverse, les autorités du Congo-Brazzaville ont signifié aux responsables d’Air France qu’elles ne souhaitaient plus que les vols au départ et à destination de leur pays fassent escale à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Cette demande vise à « ne pas faire courir aux populations un risque de contamination », notamment au variant Delta qui représente « 84 % des variants en circulation » en RDC, a fait savoir le gouvernement.

« Aujourd’hui, on a un avion qui dessert à la fois Brazzaville et Kinshasa. Les avions sont chargés et on a plus de 250 personnes par avion. Si on doit modifier la rotation, ça doit forcément impacter les clients », a fait savoir Olivier Jallet, directeur d’Air France pour les deux Congo. « On va voir comment on pourrait améliorer la desserte de manière à rassurer le gouvernement congolais », a-t-il précisé, ajoutant que « depuis le début de la pandémie […] il n’y a pas de contamination à bord des avions ».

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Aux Etats-Unis, toujours en raison de la propagation rapide du variant Delta, les autorités « maintiennent, à ce stade, les restrictions existantes » aux voyages internationaux, en dépit des demandes de réciprocité émanant notamment de l’Union européenne, a fait savoir la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, lors d’un point-presse régulier.

  • A New York, vaccin ou dépistage hebdomadaire obligatoire pour tous les fonctionnaires

Un panneau incitant à respecter une distance de sécurité entre les personnes, à Governors Island, à New York (Etats-Unis), en avril 2021.

La ville de New York, aux Etats-Unis, va exiger que tous ses fonctionnaires soient vaccinés contre le Covid-19 ou bien qu’ils se soumettent, chaque semaine, à un test de dépistage, a annoncé, lundi, le maire de la ville, Bill de Blasio. La mesure entrera en vigueur le 13 septembre et devrait s’appliquer à plus de 300 000 personnes, dont les policiers, les pompiers et les enseignants de la première ville des Etats-Unis.

« L’objectif est notre rétablissement. L’objectif est de protéger les gens », a justifié M. de Blasio dans une conférence de presse. La semaine dernière, le maire avait déjà prévenu que les milliers d’employés des hôpitaux publics new-yorkais devraient se plier aux mêmes règles.

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A New York, 59 % des habitants ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, mais le rythme de la vaccination ralentit. Au niveau national, 57 % de tous les Américains ont reçu au moins une dose, et 49 % sont totalement vaccinés.

  • La Grèce vaccine ses adolescents, la Banque mondiale et Covax pour vacciner les habitants des pays pauvres

Des personnes patientent devant un nouveau centre de vaccination, à Athènes, en avril 2021.

La Grèce va étendre sa campagne de vaccination contre le Covid-19 aux adolescents âgés de 12 à 15 ans au mois d’août, a annoncé le ministre de la santé, Vassilis Kikilias. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Italie ont déjà approuvé la vaccination pour cette tranche d’âge. La décision de vacciner les mineurs de plus de 12 ans a été prise alors que la Grèce connaît une nouvelle hausse du nombre de cas de Covid-19, principalement dus au variant Delta.

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Les adolescents « devraient tous aller se faire vacciner, même au milieu de l’été », a exhorté M. Kikilias, soulignant que le pourcentage de personnes vaccinées « hospitalisées dans un état critique » était « inférieur à 10 % ». Environ 5,5 millions de personnes, sur environ 10,7 millions d’habitants en Grèce, ont été entièrement vaccinées, selon les données officielles.

Un Kényan reçoit une dose du vaccin d’AstraZeneca, fourni par le système Covax, à Nairobi, en avril 2021.

Alors que la vaccination apparaît comme la clé d’une sortie de la crise sanitaire, la Banque mondiale et le système Covax ont mis en place un nouveau mécanisme de financement pour aider les pays les plus pauvres à vacciner leur population. Ce système devrait leur permettre de vacciner 250 millions de personnes supplémentaires d’ici à la mi-2022, selon un communiqué commun publié lundi.

Les pays défavorisés, qui ont déjà des projets vaccinaux approuvés par la Banque mondiale, pourront confirmer leur souhait d’acheter des doses supplémentaires auprès de Covax, le type de vaccin et le calendrier de livraison. Une fois la Banque mondiale informée par le pays de son plan, celle-ci pourra fournir à Covax une garantie de paiement.

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« L’accès aux vaccins est le plus grand défi qui se pose aux pays en développement pour protéger leur population de l’impact de la pandémie de Covid-19 d’un point de vue sanitaire, social et économique », a souligné le patron de la Banque mondiale, David Malpass. Au 26 juillet, les 29 pays les plus pauvres n’ont pu administrer que 1,5 dose pour 100 habitants, là où les pays riches en sont à 95,4 doses pour 100 habitants, selon un décompte de l’AFP.

Le Monde avec AFP et Reuters

via LeMonde

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