Covid-19 : en Italie, la mesure imposant l’obligation vaccinale aux plus de 50 ans est destinée « à sauver des vies »

Vaccination contre le Covid-19 avec une dose de Moderna à Rome, le 5 janvier 2022.

Le gouvernement italien a décidé une nouvelle fois de serrer la vis, alors que la flambée des cas de Covid-19 se poursuit dans la péninsule. De mardi 4 à mercredi 5 janvier, l’Italie a enregistré plus de 189 000 nouvelles infections dues au variant Omicron du SARS-CoV-2. Si la rapidité de la courbe de contagion s’est légèrement tassée ces derniers jours, le taux de positivité, lui, ne cesse de grimper.

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« Nous voulons freiner la courbe des contaminations et inciter les Italiens qui ne sont pas encore vaccinés à le faire », a expliqué Mario Draghi, lors du conseil des ministres réuni mercredi soir, précisant que les nouvelles mesures que le gouvernement s’apprête à mettre en œuvre « visent à préserver le bon fonctionnement des hôpitaux et, dans le même temps, à maintenir ouvertes les écoles et les activités économiques ».

L’annonce la plus spectaculaire du nouveau décret adopté mercredi dans la soirée est l’adoption de l’obligation vaccinale pour toute personne âgée de plus de 50 ans résidant sur le territoire italien, qu’elle soit active ou sans emploi. Une mesure qui devrait s’étendre au moins jusqu’au 15 juin.

« Charge importante pour les hôpitaux »

L’objectif est d’agir « en particulier sur les classes d’âge qui sont le plus à risque d’être hospitalisées pour réduire la pression sur les hôpitaux et sauver des vies », a souligné le chef du gouvernement italien. Dans la Péninsule, pays le plus âgé de l’Union européenne, 27 millions d’Italiens ont plus de 50 ans, soit près d’un habitant sur deux. Le gouvernement n’a pas caché que le nouveau décret a également pour objectif de mettre la pression sur les catégories encore non vaccinées : la population d’antivax ayant dépassé les 50 ans est estimée à 2,3 millions.

Ce choix de durcir encore la politique vaccinale est nécessaire, selon le ministre de la santé, Roberto Speranza, qui a rappelé que les personnes non vaccinées représentaient deux tiers des patients des services de réanimation du pays. Des malades qui « représentent une charge importante pour nos hôpitaux », a-t-il insisté, estimant qu’il était impératif de la réduire.

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Le durcissement des restrictions passe aussi par l’extension du « passe sanitaire renforcé » (que les Italiens ont baptisé « super green pass ») sur tous les lieux de travail, qu’il s’agisse du secteur privé comme de l’administration publique. Ce sésame, qui doit rentrer en vigueur le 10 janvier, n’est octroyé que grâce à la présentation d’un schéma vaccinal complet ou d’un certificat de guérison du Covid-19.

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via LeMonde

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