Covid-19 : l’Allemagne souhaite prolonger les restrictions, Londres avertit l’Europe

Alors que plusieurs pays d’Europe connaissent toujours des poussées épidémiques ou des situations sanitaires tendues, l’Allemagne souhaite prolonger les mesures mises en place pour lutter contre la propagation du SARS-CoV-2, l’agent pathogène responsable du Covid-19. De son côté, le Royaume-Uni a adressé un avertissement à l’Union européenne (UE), qui s’agace des retards de livraison des vaccins d’AstraZeneca.

  • L’Allemagne veut prolonger les restrictions sanitaires

La chancelière allemande, Angela Merkel, lors d’une conférence de presse, à Berlin, le 19 mars.

Face à la troisième vague, la chancelière allemande, Angela Merkel, entend prolonger en avril les restrictions prises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 et prévues jusqu’à la fin de mars, selon un document gouvernemental obtenu, dimanche 21 mars, par l’Agence France-Presse (AFP).

En raison de « la dynamique actuelle de l’infection accélérée par les variants du Covid-19 », il est prévu que le pays « prolonge » jusqu’à une date encore à déterminer précisément en avril toutes les restrictions de déplacement en vigueur, souligne ce document, qui servira lundi de base de travail à une réunion sur le sujet entre la chancelière et les régions allemandes.

Le taux d’incidence sur les sept derniers jours pour 100 000 habitants a dépassé, dimanche, la marque symbolique de 100 à l’échelle du pays, à 103,9, selon l’institut de veille sanitaire Robert-Koch. Un seuil qui, en principe, doit déclencher de nouvelles restrictions.

Le document précise que « les contacts à l’intérieur » de bâtiments « doivent être évités dans la mesure du possible en raison du risque accru d’infection ». Du côté des entreprises, une large part de travail à domicile reste indispensable et « au moins deux tests rapides par semaine » pourront être menés pour les salariés devant se rendre sur leur lieu de travail.

Le projet ouvre la possibilité dans des régions de tester des « modèles temporaires » pour « ouvrir des espaces individuels de la vie publique », en fixant comme critères d’accès des « résultats de test négatifs » et le suivi informatique des contacts. Les voyages transfrontaliers doivent continuer à « être limités au strict minimum », en devant être combinés à une mise en quarantaine et à une obligation de test avant le retour en Allemagne.

Lire aussi Covid-19 : de nouvelles manifestations contre les restrictions sanitaires en Allemagne et en Suisse
  • AstraZeneca : l’avertissement de Londres

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a été vacciné à l’AstraZeneca, le 19 mars.

Le ministre de la défense britannique, Ben Wallace, a adressé un avertissement, dimanche, à la Commission européenne, qui avait menacé la veille de suspendre les exportations d’AstraZeneca si le laboratoire n’honorait pas ses promesses de livraison de vaccins en Europe.

« L’UE sait que le reste du monde regarde la façon dont la Commission se comporte », a déclaré le ministre sur la chaîne SkyNews. « Si des contrats et des engagements sont rompus, ce serait très dommageable pour un bloc commercial qui se targue de [respecter] la loi », a-t-il poursuivi.

Le ministre a prévenu que « cela compromettrait non seulement les chances des citoyens [de l’UE] d’avoir un programme de vaccination approprié, mais aussi de nombreux autres pays dans le monde et nuirait à la réputation de l’UE ». « Essayer, en quelque sorte, de diviser ou d’ériger des murs ne ferait que nuire aux citoyens de l’UE et au Royaume-Uni », a déclaré plus tard le ministre dans une interview à la BBC.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a menacé d’interdire les exportations prévues si l’UE ne recevait pas ses livraisons de vaccins d’AstraZeneca. « C’est le message que nous passons à AstraZeneca : respectez votre contrat avec l’Europe avant de commencer à livrer d’autres pays », a-t-elle déclaré dans une interview avec le groupe de médias allemand Funke.

Au deuxième trimestre, le groupe pharmaceutique doit livrer 70 millions de doses de son vaccin, beaucoup moins que les 180 millions promis dans le contrat signé avec l’UE. Au premier trimestre, l’UE devrait avoir reçu au total quelque 30 millions de doses d’AstraZeneca, contre 90 millions prévus par le groupe suédo-britannique.

Lire aussi Covid-19 : l’Union européenne menace de bloquer les exportations du vaccin d’AstraZeneca

Notre sélection d’articles sur le Covid-19

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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