Covid-19 : le dispositif minimal du gouvernement britannique pour affronter l’hiver

Le premier ministre britannique, Boris Johnson (au centre), aux côtés de Chris Whitty, son conseiller médical en chef, et de Patrick Vallance, conseiller scientifique en chef du gouvernement, le 14 septembre 2021 à Downing Street.

Boris Johnson a tiré des leçons – au moins politiques – de l’automne 2020. Au lieu d’annoncer la fin des restrictions sanitaires sans parvenir à tenir ses promesses comme ce fut le cas en octobre, puis en décembre, le premier ministre britannique a présenté deux scénarios possibles pour son « plan hivernal » de lutte contre le coronavirus, mardi 14 septembre. Un « plan A », celui qu’il compte bien déployer dans les jours qui viennent, si la pandémie reste sous contrôle malgré le retour en classe des petits Britanniques, alors que le niveau d’infections était d’environ 33 000 nouveaux cas quotidiens ces sept derniers jours. Et le « plan B » qu’il a expliqué tenir en réserve, au cas où l’hôpital public (le NHS) venait à nouveau à saturer – plan A et B ne valant que pour l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord ayant leurs politiques sanitaires propres.

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Pour le 10 Downing Street, cette stratégie a aussi pour avantage de limiter la gronde dans les rangs du Parti conservateur, à deux semaines de la conférence annuelle du mouvement. Les députés tories ne veulent plus entendre parler de reconfinements, se disent allergiques aux passeports vaccinaux (toujours pas effectifs en Angleterre) et refusent d’ailleurs ostensiblement de porter le masque dans la Chambre des communes…

Le « plan A » a tout pour les contenter : il repose presque exclusivement sur la poursuite de la campagne vaccinale anti-Covid. Décrétée fin juillet, la fin des règles de distanciation physique et du port obligatoire du masque va être maintenue. Ne s’isolent que les personnes testées positives ou les cas contacts qui n’ont pas reçu leurs deux doses de vaccins. L’idée d’un passeport vaccinal exigible à l’entrée des boîtes de nuit ou des grands rassemblements sportifs ou culturels est suspendue. Les restrictions pour entrer dans le pays pourraient de plus être considérablement assouplies.

Abandon d’AstraZeneca pour le « booster »

En revanche, la campagne vaccinale des 12 à 15 ans va pouvoir commencer, dès la semaine prochaine, dans les écoles. Le gouvernement Johnson est passé outre l’avis pourtant négatif du JCVI, le comité vaccinal britannique, qui estimait que le rapport bénéfice/risque pour la santé de l’enfant était marginal. Les enfants se verront administrer une seule dose de vaccin Pfizer BioNTech (les conseillers scientifiques du gouvernement ayant considéré que l’immunité acquise grâce à la première dose suffisait). Ils pourront même aller outre la volonté de leurs parents si ces derniers refusent de donner leur consentement. Ce cas de figure ne devrait se « présenter que très rarement », a tenté de rassurer, mardi, Nadhim Zahawi, le secrétaire d’Etat aux vaccins, alors que des associations de parents commencent à exprimer leur inquiétude dans les médias.

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via LeMonde

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