Covid-19 : le G7 s’engage à accélérer le déploiement de vaccins dans les pays pauvres

Le sommet du G7 organisé en visioconférence, ici depuis le siège du Conseil européen à Bruxelles, le 19 février.

La coopération et la solidarité internationale font leur apparition dans la lutte contre le Covid-19. Lors d’un sommet virtuel, organisé vendredi 19 février, et auquel participait pour la première fois le président américain Joe Biden, les pays du G7 ont annoncé 4,3 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) de contributions supplémentaires à l’Accélérateur ACT, le dispositif piloté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour faciliter l’accès aux outils de lutte contre le Covid-19, dont fait partie le mécanisme de financement Covax. Celui-ci s’est donné pour objectif de distribuer équitablement, cette année, 2 milliards de doses de vaccins anti-Covid à la population de près de 200 pays.

Dans leur communiqué final, les dirigeants disent vouloir faire de 2021 un « tournant pour le multilatéralisme », et sortir du nationalisme vaccinal tant décrié par l’OMS. Ils appellent également à « augmenter l’accès des pays en développement aux vaccins homologués par l’OMS à travers le programme Covax ». Problème : le dispositif n’a encore distribué aucune dose de vaccins en Afrique alors que, d’après une étude de l’ONG ONE, les pays du G20 et de l’Union européenne ont acheté beaucoup plus de doses que nécessaire. Selon les chiffres fournis par l’ONG, sur les 3 milliards de doses commandées par les pays riches, 2 milliards suffisent en réalité à immuniser leurs populations. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est inquiété, mercredi, que seuls dix pays aient administré 75 % de tous les vaccins anti-Covid, alors que plus de 130 n’avaient reçu aucune dose.

Lire aussi le compte-rendu : « Les pays riches du monde accaparent ces vaccins », la colère du président d’Afrique du Sud à Davos

La distribution de vaccins a pris du retard dans les pays pauvres, alors qu’en Afrique le nombre de contaminations a bondi de 40 % en janvier par rapport au mois précédent. « Nous sommes plus vulnérables que nous le pensions », a reconnu mercredi John Nkengasong, le directeur du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies. Le continent, peuplé de 1,3 milliard d’habitants, a officiellement enregistré 100 000 morts du Covid-19 et manque de matériel médical comme l’oxygène ou les respirateurs artificiels pour soigner ses malades. Il ne devrait pourtant recevoir sa première livraison d’un million de doses de vaccins, fournis par Covax, que d’ici à la fin février, alors que des centaines de millions de doses fabriquées en Chine ont déjà été livrées et que 300 millions de doses du vaccin russe Spoutnik V ont été commandées pour le mois de mai.

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via LeMonde

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