Crise migratoire : Josep Borrell annonce de nouvelles sanctions à l’encontre de la Biélorussie

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, à Brasilia, au Brésil, le 4 novembre 2021.

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, annonce, dans une interview au Journal du dimanche (JDD) daté du 14 novembre, que de nouvelles sanctions seront prises, lundi, à Bruxelles à l’encontre de la Biélorussie, accusée d’instrumentaliser la question des migrants.

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Lors du conseil des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) qui se tiendra dans la capitale belge, « nous allons donner le feu vert à un élargissement du cadre juridique de nos sanctions contre la ­Biélorussie pour qu’on puisse l’appliquer à tous ceux qui participent au trafic de migrants vers ce pays, par exemple les compagnies aériennes ou les agences de voyages impliquées, en interdisant leurs dirigeants de voyager et en gelant leurs actifs en Europe », dévoile le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

« Mais cela ne nous empêchera pas de sanctionner dès lundi, dans le cadre déjà en vigueur et pour la cinquième fois, une trentaine de responsables de l’administration de Loukachenko qui sont impliqués dans cette crise », ajoute-t-il.

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« [Le président biélorusse Alexandre] Loukachenko s’est trompé, poursuit encore Josep Borrell. Il croyait qu’en ripostant de cette façon il allait nous tordre le bras et faire annuler les sanctions. C’est tout le contraire qui se produit. Nous les renforçons en visant précisément ceux qui coopèrent avec lui. »

Pas d’« armée européenne »

Interrogé sur les relations entre l’Union européenne et la Russie, le chef de la diplomatie a affirmé vouloir « continuer à parler avec les dirigeants russes » car « la Russie ne va pas déménager, elle reste notre grand voisin » et « un partenaire global ». Pour autant, « arrêtons d’être hypocrites, lance Josep Borrell. Evidemment qu’il y a une menace russe, sinon on n’aurait pas de troupes déployées dans les pays Baltes ». Le haut représentant de l’Union européenne a présenté aux Vingt-sept un projet de « boussole stratégique », censé « protéger l’Europe de toutes les ­menaces ». « L’UE doit (…) être une institution qui nous protège », plaide-t-il. « L’Europe est en danger et les Européens ne s’en rendent pas compte », assène-t-il.

Pourtant, le chef de la diplomatie de l’UE ne croit pas au concept d’« armée européenne » évoqué par le président français Emmanuel Macron. « Les Français aiment bien parler d’armée européenne, mais ce n’est pas ce qui sera créé », répond M. Borrell, alors qu’on lui demandait comment et avec quels moyens les Vingt-Sept pourraient se défendre.

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Pour lui, la solution passe par une meilleure coordination des armées nationales. « Si on additionne les capacités de tous les pays européens, cela représente quatre fois la puissance militaire de la Russie et l’équivalent de celle de la Chine en termes budgétaires, fait-il valoir. Le problème, c’est que nous dépensons ces budgets de défense de façon beaucoup trop fragmentée, avec trop de duplications. »

Le Monde

via LeMonde

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