Début des travaux du chemin de fer Burkina-Ghana au « premier trimestre 2022 »

La gare de Bobo-Dioulasso dans le sud-ouest du Burkina Faso, en septembre 2019.

Les travaux du chemin de fer Burkina-Ghana, devant faciliter le transport de quelque 3 millions de passagers et 17 millions de tonnes de fret par an, vont être lancés « au premier trimestre 2022 », a annoncé jeudi 25 mars le ministre burkinabé des transports Vincent Dabilgou.

« Le 30 novembre 2021, les deux parties du Ghana et du Burkina Faso vont entamer les négociations finales et dès le premier trimestre de l’année 2022, les travaux de démarrage vont proprement commencer », a déclaré M. Dabilgou lors d’une conférence de presse, coanimée avec le ministre ghanéen du développement du chemin de fer John Peter Amewu’s, en visite à Ouagadougou.

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Ce séjour a permis aux « deux pays de s’accorder sur l’exécution du projet de chemin de fer Ouagadougou-Tema, qui va faciliter les échanges commerciaux entre le Burkina Faso et le Ghana à travers des services efficaces de fret et de transport de passagers », a affirmé M. Amewu’s.

« Nous sommes fiers de dire que le projet est en cours et la première étape technique a été exécutée avec satisfaction », a-t-il poursuivi, rappelant que la construction d’une « ligne moderne entre le port de Tema et Ouagadougou a été décidée depuis 2018 ».

« Entre 2 et 3 millions de passagers par an »

« Les projections de la demande de trafic passagers sont estimées à entre 2 et 3 millions de passagers par an. Quant au fret, les prévisions de transport se chiffrent entre 7 et 17 millions de tonnes l’an », a indiqué Vincent Dabilgou.

La réalisation de l’interconnexion ferroviaire permettra également « l’amélioration de la balance commerciale des deux pays à travers une facilitation des transports » et « l’amélioration des exportations de minerais vers les ports », a-t-il ajouté.

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Trois consortiums (China Railway, African Global Development et Frontline Capital Advisors) ont été retenus pour la construction et l’exploitation de cette liaison ferroviaire, longue de 1 102 km (320 km au Burkina et 782 km au Ghana) et dont le coût est estimé à environ 4,7 milliards d’euros.

Pays sahélien enclavé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso ne dispose jusque-là que d’un seul chemin de fer Abidjan-Ouagadougou, représentant le principal débouché maritime via la Côte d’Ivoire.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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