Des centaines de personnes manifestent à Hongkong pour soutenir des opposants

Les manifestants dont certains tenaient des parapluies jaunes, un symbole du mouvement prodémocratie, scandaient « Libérez les prisonniers politiques ! », « Debout pour Hongkong ! ».

Des centaines de militants prodémocratie se sont rassemblés, lundi 1er mars, aux abords d’un tribunal de Kowloon, à Hongkong, pour soutenir 47 figures du camp prodémocratie qui ont été inculpés dimanche en vertu de la loi de sécurité nationale.

Les personnes inculpées dimanche avaient été arrêtées au début de janvier lors d’une importante opération policière. Elles représentent un spectre très large de l’opposition locale, avec d’anciens députés, comme Claudia Mo, des universitaires, comme Benny Tai, des avocats, des travailleurs sociaux et nombre de militants plus jeunes comme Joshua Wong, déjà détenu dans une autre affaire.

La subversion est avec la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, un des quatre crimes visés par la loi sur la sécurité nationale que Pékin a imposée à la fin de juin 2020 et qui prévoit des peines de prison à vie.

Ces militants sont accusés d’avoir organisé et participé à des « primaires » officieuses en juillet 2020 dans le but de désigner les candidats prodémocratie pour les élections législatives, lesquelles ont été reportées par le gouvernement, qui a argué de la crise sanitaire du coronavirus.

Manifestation inédite depuis plusieurs mois

L’audience de lundi, au cours de laquelle ces inculpations devaient être confirmées a été l’occasion d’un rassemblement d’ampleur de protestation, qui n’avait plus été vu depuis plusieurs mois dans la ville. Mais les accusés étaient si nombreux que trois salles d’audience avaient été réservées. Après une brève comparution, l’audience a été déplacée à la fin de l’après-midi. Les interdictions de rassemblement quasi permanentes ordonnées pour lutter contre le coronavirus ont permis aux autorités d’empêcher presque toutes les velléités de manifestation.

Les manifestants dont certains tenaient des parapluies jaunes, un symbole du mouvement prodémocratie, scandaient « Libérez les prisonniers politiques ! », « Debout pour Hongkong ! », tandis que d’autres reprenaient « Libérez Hongkong, la révolution de notre temps ! » : ce slogan de la mobilisation de 2019 est désormais illégal en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Certains faisaient le salut à trois doigts, symbole de résistance dans plusieurs pays asiatiques, comme la Thaïlande ou la Birmanie.

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Des élèves d’une école voisine ont par ailleurs été entendus lançant des encouragements aux prévenus depuis les fenêtres de leur établissement.

La tension est montée d’un cran quand la police a brandi des pancartes avertissant que ce rassemblement était illégal. Mais la foule ne s’est pas dispersée. Un petit groupe de partisans du gouvernement était également aux abords du tribunal pour crier leur soutien aux autorités. « Punissez sévèrement les traîtres, appliquez la loi sur la sécurité et jetez-les derrière les barreaux », pouvait-on lire sur une banderole.

Le Monde avec AFP et Reuters

via LeMonde

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