Dix-huit personnes tuées dans quatre attaques djihadistes en Irak

Quatre attaques djihadistes ont coûté la vie à dix-huit Irakiens, entre jeudi 28 avril et samedi 1er mai, ont fait savoir des sources de sécurité à l’Agence France-Presse (AFP). Ces attaques, qui ont principalement tué des militaires, se sont produites notamment dans la grande ceinture de Bagdad.

Dans la banlieue agricole de Tarmiya, à vingt kilomètres au nord de la capitale, « des djihadistes ont pris d’assaut un convoi de l’armée irakienne dans la soirée de jeudi et tué deux officiers et deux soldats », a rapporté un premier responsable sécuritaire, sous couvert d’anonymat. Lorsque des renforts sont arrivés, ils ont à leur tour essuyé des tirs qui ont mortellement touché « un officier et deux soldats », ainsi qu’un combattant appartenant à un groupe tribal intégré aux forces régulières et « un civil pris dans les échanges de tirs », a-t-il ajouté.

Parallèlement, dans la région d’Altun Kupri, au nord de Bagdad, que se disputent le gouvernement fédéral et les Kurdes, « six combattants kurdes ont été tués, a expliqué un autre responsable de la sécurité locale à l’AFP, lui aussi sous couvert d’anonymat. Des combattants du groupe Etat islamique ont attaqué avec des armes légères (leur) position. »

Pas de revendications

Un autre attentat meurtrier a eu lieu dans le désert occidental frontalier de la Syrie, a annoncé un troisième responsable. « Un officier et un soldat ont été tués dans l’explosion d’une bombe lors du passage d’un convoi de l’armée à Akachat », a-t-il dit.

Enfin, dans la province de Diyala, qui borde Bagdad à l’est, un soldat est mort dans l’explosion d’une bombe, tandis que deux autres combattants ont été blessés dans une attaque séparée, selon un autre responsable.

Aucune de ces attaques n’a été revendiquée par le groupe Etat islamique, mais leur mode opératoire est devenu distinctif des djihadistes en Irak. Le groupe, qui a perdu le territoire qu’il tenait dans le pays à la fin de 2017, n’opère plus que de nuit, dans des zones reculées et avec des armes légères, visant presque systématiquement les forces de sécurité.

Après les récentes attaques, le président du pays, Barham Saleh, a de nouveau plaidé, samedi, pour « renforcer le soutien international pour en finir avec les résidus » de l’EI. Une coalition militaire dirigée par les Etats-Unis est présente en Irak depuis 2014 pour aider à combattre l’EI, mais un vote du Parlement l’an passé a demandé le départ de toutes les troupes étrangères du pays.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Irak, le camp chiite uni pour réclamer le départ de l’armée américaine

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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