Donald Trump engage un bras de fer avec les réseaux sociaux

« Je dépose, en tant que principal représentant, une action collective majeure en justice contre les géants de la tech comprenant Facebook, Google et Twitter, ainsi que leurs patrons Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey », a annoncé Donald Trump dans son club de golf de Bedminster, dans le New Jersey, mercredi 7 juillet.

Sept mois après avoir été évincé des réseaux sociaux, l’ancien président américain Donald Trump s’attaque à Facebook, Twitter, Google et leurs patrons. Il en avait été évincé après avoir réitéré ses accusations de fraude à l’élection de novembre 2020 dans un discours incendiaire avant que des centaines de ses partisans assaillent le Capitole, le 6 janvier.

« Aujourd’hui, aux côtés de l’America First Policy Institute », une organisation qui promeut les politiques défendant « l’Amérique d’abord » [l’un des slogans de campagne de Donald Trump], « je dépose, en tant que principal représentant, une action collective majeure en justice contre les géants de la tech comprenant Facebook, Google et Twitter, ainsi que leurs patrons Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey », a annoncé le milliardaire depuis son club de golf de Bedminster, dans le New Jersey, mercredi 7 juillet.

Ces trois patrons « mettent en œuvre une censure illégale, inconstitutionnelle », a-t-il affirmé lors d’un discours formel, derrière un podium où son nom était inscrit. « Nous demandons au tribunal fédéral du district sud de la Floride d’ordonner l’arrêt immédiat de la censure illégale et honteuse de la part des groupes de réseaux sociaux visant les Américains », a-t-il expliqué.

Retour annoncé avec sa propre plate-forme

L’ancien président, qui annonce depuis plusieurs semaines un retour sur les réseaux sociaux avec « sa propre plate-forme », a ajouté : « Nous exigeons (…) la fin du silence forcé. » « Il n’y a pas de meilleure preuve que la Big Tech est hors de contrôle que le fait qu’ils ont interdit le président des Etats-Unis en fonction » sur leurs plates-formes, a-t-il martelé. « S’ils peuvent me le faire à moi, ils peuvent le faire à n’importe qui. Et d’ailleurs c’est exactement ce qu’ils font », a-t-il affirmé en donnant la parole à des citoyens se disant aussi victimes d’interdictions. « Nous sommes engagés dans un combat que nous allons gagner », a-t-il promis. Il a fait savoir qu’il réclamait une indemnité et des dommages-intérêts exemplaires.

Lire aussi Donald Trump prévoit de revenir sur les réseaux sociaux avec « sa propre plate-forme »

Au même moment, les élus républicains de la Chambre ont dévoilé un programme qui faciliterait les poursuites contre les entreprises technologiques devant les tribunaux et la contestation de la censure injuste.

Suspendu par Facebook pour deux ans

En juin, Facebook avait suspendu Donald Trump pour deux ans. Le républicain avait déjà été exclu temporairement, le 7 janvier, lorsqu’il était encore président pour avoir encouragé ses partisans lors de l’attaque du Capitole à Washington la veille, une décision sans précédent. Le réseau social Twitter l’avait aussi évincé après l’assaut meurtrier du Capitole pendant la cérémonie de certification de la victoire de son rival Joe Biden, le 6 janvier.

Avant d’être banni, Donald Trump comptait près de 89 millions d’abonnés sur Twitter, 35 millions sur Facebook et 24 millions sur Instagram. « Google et YouTube ont effacé d’innombrables vidéos qui osaient mettre en doute le jugement de l’Organisation mondiale de la santé » pendant la pandémie, a-t-il également expliqué mercredi.

Des centaines de partisans de Donald Trump ont lancé le 6 janvier une attaque contre le Capitole, à Washington, après que celui qui était encore en fonction à la Maison blanche à l’époque a réitéré ses accusations de fraude dans un discours incendiaire. Cinq personnes ont trouvé la mort dans les troubles.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La folle semaine où les réseaux sociaux ont lâché Donald Trump

Le Monde avec AFP et Reuters

via LeMonde

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