Donald Tusk revient en Pologne et annonce vouloir battre le parti de Jaroslaw Kaczynski

Donald Tusk, ancien premier ministre polonais et ancien président du Conseil européen, lors de son retour à la tête du parti de centre droit, Plate-forme civique (PO), à Varsovie le 3 juillet 2021.

Le retour de Donald Tusk sur la scène politique polonaise a, durant plusieurs années, fait l’objet de multiples spéculations ainsi que d’hésitations de la part de l’intéressé. Il est désormais acté. Celui qui a été durant sept ans premier ministre à succès (2007-2014), avant d’entamer une carrière internationale en tant que président du Conseil européen (2014-2019) et chef du Parti populaire européen (PPE), a été nommé samedi 3 juillet président par intérim de la Plate-forme civique (PO), le parti d’opposition de centre droit qu’il a contribué à fonder en 2001.

« Oui, je suis de retour, je sais que vous m’avez attendu longtemps, s’est-t-il amusé lors d’un congrès mis en scène pour marquer l’occasion. Je serai là à 100 % pour aider la Pologne à sortir du cauchemar dans lequel elle est plongée », a-t-il dit en référence à la politique menée depuis 2015 par le parti national-conservateur Droit et Justice (PiS) et son meilleur ennemi, Jaroslaw Kaczynski. Durant un discours, vêtu de son éternel costume bleu gris qui ne le quittait pas quand il était premier ministre, il a laissé entrevoir une certaine émotion. Ses collègues du parti lui ont en effet réservé un véritable accueil de rock-star, scandant son nom lors de plusieurs standing ovations.

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« Je ne me suis pas habitué à ce qui se passe en Pologne. Aujourd’hui, le mal gouverne. Je deviens furieux quand j’entends certains relativiser le mal que le PiS fait à ce pays » Donald Tusk

« Je ne me suis pas habitué à ce qui se passe en Pologne, a-t-il continué. Aujourd’hui, le mal gouverne. Je deviens furieux quand j’entends certains relativiser le mal que le PiS fait à ce pays. Il faut le dire clairement : quand tu vois le mal, il n’y a pas de mais”… Tu le combats de toutes tes forces. » L’ancien président du parti, Borys Budka, qui a été poussé à la démission pour permettre à M. Tusk de revenir, a ajouté qu’une de ses missions sera de « reconstruire l’image de la Pologne sur la scène internationale et rebâtir la confiance des partenaires européens ».

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« L’agenda de Poutine réalisé à 100 % »

L’ex-premier ministre s’est livré à un diagnostic violent de la politique du PiS, sous le feu des critiques internationales depuis six ans pour ses atteintes répétées aux principes de l’Etat de droit. Il l’a notamment accusé de nuire à la sécurité du pays, en ayant provoqué, avec une politique pro-Trump et après la victoire de Joe Biden, « la pire des crises dans les relations avec les Etats-Unis depuis le communisme ». « Le mépris brutal et vulgaire des minorités, les tendances autoritaires, l’aversion à toute forme de liberté, le dénigrement de l’UE. C’est l’agenda de Poutine réalisé à 100 % », a-t-il affirmé.

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via LeMonde

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