Election présidentielle au Chili : une campagne ouverte avec de nombreux électeurs indécis

Un montage photo (avec de gauche à droite) Sebastian Sichel, candidat de la coalition de droite, le 16 octobre 2018, le député de gauche Gabriel Boric, le 10 décembre 2019, et Yasna Provoste, l’ex-présidente du Sénat, le 22 juillet 2021.

La campagne présidentielle chilienne a officiellement démarré le 22 septembre, avec le premier débat entre les candidats, dans un contexte marqué à la fois par une demande de renouveau politique et une forte indécision. Les électeurs doivent désigner le 21 novembre la ou le successeur du chahuté Sebastian Piñera (droite), qui ne peut pas se présenter de nouveau, en tant que chef d’Etat sortant.

En tête des sondages, avec près de 20 % des intentions de votes selon l’institut Activa : Gabriel Boric, 35 ans, député de gauche et ancien leader des mouvements étudiants de 2011 réclamant une « éducation publique de qualité ». Le plus jeune prétendant à l’élection présidentielle de l’histoire chilienne a créé la surprise lors des primaires du mois de juillet en devançant le candidat attendu, un maire communiste du nord de la capitale.

Parmi les sept candidats en lice, c’est notamment Gabriel Boric qui se fait davantage l’écho des demandes portées par l’Assemblée constituante. Elue au mois de mai, cette assemblée a, elle aussi, suscité la surprise, avec une majorité de constituants indépendants et marqués à gauche, véhiculant les grandes exigences de l’historique mouvement social d’octobre 2019, en faveur des droits sociaux. Le regard que portera le futur président sur cette assemblée est ainsi une pièce maîtresse des discussions.

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En deuxième place dans les sondages, la coalition de droite emmenée par Sebastián Sichel, avocat de 44 ans, crédité de près de 12 % d’intentions de vote. Candidat de la continuité, il s’efforce de mettre à distance la figure de Sebastián Piñera – il a été son ministre du développement social de 2019 à 2020 – dont l’image est profondément écorchée par la pandémie et la gestion du soulèvement social de 2019.

Une croissance forte

Le Chili est cependant parvenu à endiguer le taux de mortalité, comparé à d’autres pays de la région, comme le Pérou, le Brésil ou l’Argentine, avec plus de 37 000 morts liés au coronavirus pour près de 19 millions d’habitants. Cette année, avec une croissance de 11 % environ, le pays va largement absorber la chute du produit intérieur brut de 2020 (– 5,8 %).

« Le discours central de Sebastián Sichel est celui du soutien aux petites et moyennes entreprises, et contre la présence de l’Etat », souligne Isabel Castillo, politiste et chercheuse au Centre du conflit et de la cohésion sociale, qui note la volonté du candidat de se positionner davantage au centre. Il s’est notamment prononcé en faveur du mariage pour les personnes de même sexe, actuellement en débat au Parlement.

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via LeMonde

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