En Afrique du Sud, les violences ont touché plus de 40 000 commerces

Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ».

Après plusieurs jours de pillage à Durban, dans la région du Kwazulu-Natal, le 15 juillet 2021.

En Afrique du Sud, au moins 40 000 commerces ont été pillés, incendiés ou vandalisés lors des violences meurtrières des derniers jours, a annoncé mardi 20 juillet le gouvernement.

« 40 000 commerces ont été touchés » par des pillages, incendies ou actes de vandalisme dans la région du Kwazulu-Natal (est), a déclaré à la presse la ministre des petites entreprises, Khumbudzo Ntshavheni.

Lire aussi Afrique du Sud : 212 morts en une semaine dans des violences « provoquées et planifiées », selon le président

C’est dans cette région que les troubles ont commencé le 9 juillet, d’abord sous la forme d’émeutes au lendemain de l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma pour outrage à la justice. Depuis, ils se sont étendus, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions contre la pandémie de Covid-19, gagnant Johannesburg et faisant plus de 200 morts, selon les derniers bilans.

Un coût de 3,4 milliards de dollars

Sur le plan économique, le gouvernement estime que ces violences vont coûter 50 milliards de rands, soit 3,4 milliards de dollars, à l’économie. Dans le détail et dans la seule région du Kwazulu-Natal, 161 centres commerciaux ont subi de « graves dommages », a rapporté Mme Ntshavheni.

Au moins 1 400 distributeurs de billets ont été vandalisés, ainsi que 300 banques ou bureaux de poste, toujours dans cette seule région. Enfin, 90 pharmacies ont été détruites, « sans reconstruction possible », alors que le pays subit une nouvelle vague de Covid-19.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Afrique du Sud, rancune et pillages ont fait des dizaines de morts

Quant à la région de Gauteng où se trouve Johannesburg, le gouvernement est encore en train d’évaluer les dégâts. Mais « il n’y a quasiment aucun secteur économique qui ait été épargné par les violences », a déjà prévenu mardi le président Cyril Ramaphosa, lors d’une rencontre avec des responsables économiques.

Les deux régions frappées représentent la moitié du PIB (produit intérieur brut) du pays. M. Ramaphosa a, par ailleurs, admis que son gouvernement n’était « pas assez » préparé à ce type de violences, qui semblaient s’apaiser avec aucun nouvel incident déclaré depuis lundi.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

Total
178
Shares
Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Previous Post

« Projet Pegasus » : les numéros de treize chefs d’Etat et d’exécutif en exercice sur la liste des cibles potentielles du logiciel espion

Next Post

L’Union européenne va muscler son arsenal de lutte contre le blanchiment d’argent

Related Posts