En Amérique du Nord, le mois de juin le plus chaud jamais observé

Au zoo de Calgary, en Alberta (Canada), le 29 juin.

Avec quelques jours d’avance sur les autres grands systèmes de surveillance du climat terrestre, Copernicus a présenté, mercredi 7 juillet, ses estimations de températures pour le mois de juin. Celui-ci serait le quatrième plus chaud jamais mesuré au niveau mondial. Selon Copernicus, juin 2021 est au coude-à-coude avec le mois de juin 2018, derrière ceux de 2016, 2019 et 2020. Cependant, le classement établi par le service de surveillance climatique de l’Union européenne masque d’importantes disparités.

Juin 2021 a ainsi été, selon Copernicus, le mois de juin le plus chaud jamais observé sur l’Amérique du Nord. De très loin. « Des conditions record de canicule y ont été observées, d’abord dans le sud-ouest des Etats-Unis, puis dans le nord-ouest du pays et le sud-ouest du Canada, lit-on dans le bulletin de Copernicus. Le record absolu de température maximale quotidienne au Canada a été battu trois jours de suite en Colombie-Britannique. La situation hydrologique montre que les régions concernées avaient des sols anormalement secs. » D’où un risque accru d’incendies pour la suite de la saison.

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En Amérique du Nord, la moyenne des températures s’est écartée de manière spectaculaire de la « normale » – c’est-à-dire la moyenne relevée sur les trente dernières années de mesures, soit 1991-2020. En juin 2021, il a ainsi fait, sur l’Amérique du Nord, en moyenne 1,2 °C de plus que la normale. Pour prendre la mesure de cette déviation, il suffit de comparer avec les précédentes années : juin 2017 (+ 0,39 °C), juin 2018 (+ 0,24 °C), juin 2019 (+ 0,16 °C), juin 2020 (+ 0,40 °C), selon les données de Copernicus. L’anomalie chaude qui a touché l’Amérique du Nord est ainsi supérieure de presque 1 °C à l’anomalie moyenne des quatre années précédentes.

Augmentation de la moyenne de référence

Ces écarts aux « normales » se sont illustrés par des températures record dans plusieurs villes. Le cas de Lytton, en Colombie-Britannique, au Canada, a été fortement médiatisé, avec des températures frisant les 50 °C et un incendie consécutif qui a rapidement détruit le bourg d’environ 300 habitants. Mais ailleurs, les records sont également tombés : 46,1 °C à Portland (Oregon), 42,2 °C à Seattle (Washington), etc.

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En Europe, la situation a été moins sévère sur le mois de juin, bien que celui-ci pointe à la deuxième place des mois de juin les plus torrides, selon les données de Copernicus. De grandes disparités sont également notées par le service européen de surveillance : le nord-est du Vieux Continent a été marqué par un thermomètre très élevé, en particulier sur la Finlande et la Russie. « Les conditions chaudes sur l’Europe se sont inscrites dans un arc de températures exceptionnellement élevées du nord-ouest de l’Afrique, à travers l’Europe et vers le sud-est jusqu’à l’Iran, l’Afghanistan et l’ouest du Pakistan », explique Copernicus. L’Europe de l’ouest a, elle, été relativement épargnée.

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via LeMonde

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