En Corée du Sud, l’opposition conservatrice remporte les municipales de Séoul et Busan

L’opposition conservatrice sud-coréenne profite des difficultés du président progressiste, Moon Jae-in, pour s’imposer largement lors des élections locales partielles du mercredi 7 avril et se positionner pour la présidentielle de 2022. Vingt votes étaient organisés, dont les plus importants étaient à Séoul, la capitale, et à Busan, la deuxième ville du pays.

Selon les estimations des principales chaînes de télévision, KBS, MBC et SBS, Oh Se-hoon, du Parti du pouvoir populaire (PPP), remporte la mairie de Séoul avec 59 % des voix, contre 37,7 % à Park Young-sun, ancienne ministre des petites et moyennes entreprises et candidate du Parti démocrate (PD) au pouvoir. A Busan, Park Hyung-joon, également du PPP, lamine le démocrate Kim Young-choon avec 64 % des voix.

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« Ces scrutins sont la victoire du bon sens populaire et le signe de la colère du peuple envers le gouvernement », a analysé Kim Chong-in, président par intérim du PPP qui avait fait du scrutin un référendum contre la politique de M. Moon. Les élections à Séoul et Busan étaient organisées après des accusations de harcèlement sexuel contre les maires sortants, Park Won-soon (Séoul) et Oh Keo-don (Busan), tous deux du Parti démocrate. M. Park a mis fin à ses jours en juillet 2020, au lendemain du dépôt d’une plainte d’une de ses assistantes. M. Oh a quitté la mairie de Busan en avril 2020 après des révélations sur sa conduite déplacée.

« Un crime qui ruine le pays »

Outre ces affaires, les conservateurs ont profité des difficultés du camp démocrate, fragilisé par le scandale de spéculation foncière impliquant Korea Land and Housing (LH), promoteur immobilier public. L’affaire a éclaté en février. Une vingtaine de personnes – dont des parlementaires du PD et des membres de leur famille – sont soupçonnées d’avoir acheté en 2018 des terrains à Gwangmyeong et Siheung, deux villes au sud-ouest de Séoul, avant l’annonce de projets de développement de ces zones.

Deux cadres de LH se sont suicidés avant l’enquête. Le ministre de l’aménagement du territoire, Byeon Chang-heum, à la tête du LH entre 2019 et décembre 2020, a présenté sa démission. Le président Moon s’est excusé. L’affaire a occupé une grande partie de la campagne. « Voler des données publiques pour la spéculation immobilière est un crime qui ruine le pays », a expliqué Yoon Seok-youl, ancien procureur général, populaire parmi les conservateurs, dans le quotidien de droite Chosun Ilbo.

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via LeMonde

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