En Equateur, Andres Arrauz et Guillermo Lasso en ballottage pour la présidentielle

Andres Arauz, candidat à  l’élection présidentielle , le 7 février 2021, lors d’une conférence de presse à Quito.

Treize jours après le premier tour de l’élection présidentielle, le Conseil national électoral (CNE) équatorien a proclamé officiellement les résultats du scrutin, dimanche 21 février. L’économiste de gauche Andres Arauz, qui a recueilli 32,72 % au premier tour, affrontera l’ancien banquier Guillermo Lasso, qui en a obtenu 19,74 %. Le deuxième tour aura lieu le 11 avril, et l’investiture du nouveau président qui succédera à Lenin Moreno, le 24 mai.

M. Arauz, 36 ans, est le dauphin assumé de l’ancien président Rafael Correa (2007-2017) qui, condamné à huit ans de prison pour financement illicite de partis politiques, vit en exil en Belgique. Guillermo Lasso, 65 ans, qui a fait carrière dans les affaires et la banque, incarne « l’anticorréisme de droite ». Charismatique, énergique et « dictatorial » selon ses ennemis, Rafael Correa continue ainsi de dominer la scène politique.

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Annoncés tard au milieu de la nuit de samedi à dimanche, les résultats officiels n’ont pas apaisé les tensions. Arrivé en troisième position derrière M. Lasso avec 19,38 % des suffrages, le candidat du parti indien Pachakutik, Yaku Perez, le représentant de la gauche écologiste, anti-autoritaire et anticorréiste, a dénoncé une fraude à son encontre. La différence entre les deux candidats (0,36 %) est de 33 000 votes. Le 7 février au soir, M. Perez avait été en tête du scrutin pendant plusieurs heures. En annonçant dimanche leur intention de procéder à un examen du système informatique du CNE, le parquet et la Contraloria – sorte d’inspection des services – ont contribué à la confusion et alimenté les doutes qui entourent les résultats.

La coalition que représente Andres Arauz a dénoncé « une tentative de retarder ou pire de suspendre les élections » et annoncé qu’elle porterait plainte auprès du Tribunal contentieux électoral. Sur Twitter, Rafael Correa a dénoncé « un coup d’Etat ».

Marcher sur Quito

Au coude-à-coude depuis le début du dépouillement, MM. Lasso et Perez étaient arrivés le 12 février à un accord à l’amiable sous l’égide du CNE. Les deux candidats acceptaient le principe d’un recomptage partiel des voix dans 17 des 24 provinces du pays. Mais trois jours plus tard, M. Lasso faisait marche arrière. En proclamant dimanche les résultats, le CNE enterre l’accord et les réclamations de M. Perez, qui dit détenir 15 000 procès-verbaux de bureaux de vote litigieux. La présidente du CNE, Diana Atamaint, a précisé que les recours seraient examinés.

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via LeMonde

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