En Europe, le variant indien peu présent mais sous étroite surveillance

Un panneau indique un centre de test pour le Covid-19, à l’aéroport d’Heathrow à Londres, le 9 février 2021.

Peu de cas de personnes contaminées par le variant indien ont été jusqu’ici détectés au sein de l’Union européenne (UE), où le variant britannique domine. Mais il fait l’objet d’une surveillance étroite. Et les mises en quarantaine de voyageurs arrivant d’Inde sont désormais imposées dans la plupart des Etats membres.

Sans surprise, c’est au Royaume-Uni, où réside une importante communauté de Britanniques d’origine indo-pakistanaise, que le plus grand nombre de contaminations du variant B.1.617 a été relevé, avec 193 cas identifiés selon les dernières données communiquées jeudi 29 avril par le ministre britannique de la santé. Il a aussi annoncé la découverte de 202 cas d’un autre variant indien approchant, le B.1. 6172 et 5 cas d’un troisième variant, le B.1.6173, très proche lui aussi. « Ces chiffres sont inquiétants, et montrent une augmentation constante. Le variant indien est en train de devenir le variant le plus identifié au Royaume-Uni en dehors du variant du Kent (ou variant anglais) en l’espace de quelques semaines », soulignait jeudi soir Christina Pagel, virologue à l’impérial collège citée par le Guardian.

« Le fait que ce variant progresse si vite alors que nous sommes encore en période de restrictions sociales est très inquiétant », soulignait pour sa part Paul Hunter professeur de médecine à l’université d’East Anglia. Le docteur Susan Hopkins, directrice de la stratégie Covid au ministère de la santé a néanmoins minimisé la menace : « Il n’y pour l’instant pas la preuve que ces variants se répandent dans les communautés, qu’ils entraînent des formes plus graves de la maladie ou qu’ils échappent en partie aux vaccins. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : B.1.617, le variant indien qui commence à inquiéter les scientifiques

Ces cas sont pour l’essentiel liés à des voyageurs de retour d’Inde contraints, depuis le 23 avril, de s’isoler dix jours dans des hôtels très coûteux, près des aéroports – le gouvernement a été vivement critiqué pour n’avoir pas mis plus tôt cette mesure en place. Le premier ministre, Boris Johnson, qui avait planifié un voyage officiel en Inde à la fin avril, a également tardé avant d’annoncer y renoncer.

« Traitement médiatique exagéré »

Vingt-deux cas de contamination au variant indien ont été répertoriés en Allemagne, selon un rapport de l’institut de santé publique Robert-Koch, publié mercredi. Mais seule une partie des tests positifs faisant l’objet d’un séquençage, il est probable que leur nombre soit plus élevé. Dans le Bade-Wurtemberg, région qui concentre un tiers des cas recensés, le variant indien serait présent depuis le mois de février, date à laquelle il a été détecté chez un voyageur de retour d’Inde.

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via LeMonde

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