En Europe, vivre sur la durée avec le Covid-19

De Madrid à Bucarest, de Rome à Stockholm, en passant par Bruxelles, Vienne ou Berlin, la problématique est partout la même : un an après le début de la pandémie de Covid-19 et dans l’attente d’une vaccination de masse qui nourrit de plus en plus d’impatience, les Européens se sont résignés à vivre avec le virus, à défaut de pouvoir l’éradiquer.

Mais s’ils sont tous confrontés à l’inquiétude croissante des milieux économiques et à la lassitude grandissante des opinions publiques, les dirigeants n’en suivent pas moins des stratégies différentes, les uns s’engageant sur la voie d’un retour progressif à la normale, les autres estimant, au contraire, que la situation sanitaire ne leur permet pas, pour l’heure, de desserrer la vis.

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En tête du premier groupe figure l’Espagne. A l’approche du 27 mars, début des vacances de la semaine sainte et traditionnel coup d’envoi de la haute saison touristique, la présidente de la région de Madrid a laissé entendre qu’elle souhaitait lever un maximum de restrictions, alors qu’elle est déjà celle qui en applique le moins.

Depuis la fin du premier confinement, l’Espagne a de fait appris à « vivre avec le virus », comme l’a formulé le chef du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez, en juillet 2020. Les écoles sont restées ouvertes depuis septembre, mais aussi les universités, où la majorité des étudiants suivent les cours en présentiel. A l’exception de fermetures ponctuelles depuis l’automne, les bars et les restaurants ont également continué à accueillir des clients, et l’idée d’un nouveau confinement n’a jamais été sérieusement envisagée par le gouvernement.

Une terrasse de bar-restaurant, à Madrid, en Espagne, le 17 février 2021.

Si les restrictions de mobilité et l’interdiction des réunions de plus de six personnes ont permis de ramener le taux d’incidence sous la barre des 100 cas pour 100 000 habitants, la situation dans les hôpitaux reste très tendue : les soignants, épuisés, ont annoncé des grèves ; de nombreux malades attendent depuis des mois des opérations qui n’ont cessé d’être repoussées, et encore près de 40 % des services de soins intensifs sont occupés par des patients atteints du Covid-19 à Madrid et en Catalogne.

Politique active de dépistage en Allemagne

L’Autriche, elle aussi, a décidé de relâcher ses restrictions, notamment en rouvrant ses magasins début février. Si cela s’est traduit par une hausse des cas qualifiée d’« alarmante » par le ministre de la santé, le chancelier conservateur, Sebastian Kurz, a annoncé, lundi 1er mars, qu’il comptait continuer dans cette voie.

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via LeMonde

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