En pleine crise sanitaire, plusieurs manifestations de soutien à Bolsonaro au Brésil

Des soutiens de Jair Bolsonaro, à Sao Paulo, le 1er mai 2021.

« C’est un moment critique et Bolsonaro a besoin du soutien de la population. » Comme Edvaldo de Paulo, sexagénaire à Brasilia, plusieurs milliers de Brésiliens ont participé, samedi 1er mai, à des manifestations de soutien au président, d’extrême droite, Jair Bolsonaro, au mépris de toute distanciation physique en pleine pandémie, alors que l’opposition a prévu de célébrer le 1er-Mai en ligne.

Les rassemblements ont eu lieu dans des grandes villes brésiliennes, notamment Brasilia, Sao Paulo et Rio de Janeiro. Les manifestants étaient vêtus pour la plupart de jaune et de vert, les couleurs du drapeau du Brésil, où 400 000 personnes sont mortes du Covid-19.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 au Brésil : une vague de pauvreté s’ajoute à celle de l’épidémie

À Rio, plusieurs centaines de manifestants s’étaient donné rendez-vous aux abords de la célèbre plage de Copacabana, avec des banderoles réclamant une « intervention militaire » pour renforcer les pouvoirs du président Bolsonaro.

Il y a deux semaines, le chef de l’Etat avait déclaré qu’il attendait « un signe du peuple » pour « prendre des mesures » afin de mettre un terme aux restrictions prises localement par les maires ou les gouverneurs pour tenter d’endiguer la propagation du coronavirus. Plus récemment, lors d’un entretien télévisé, il avait dit que l’armée « pourrait aller dans la rue un jour, pour faire respecter la Constitution, la liberté d’aller et venir ». L’un des mots d’ordre des manifestations de samedi était justement « Autorizo Bolsonaro » (« J’autorise Bolsonaro ») à envoyer l’armée.

Eduardo Bolsonaro au milieu des manifestants

À Brasilia, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées sur l’esplanade des ministères, que le président Bolsonaro a survolée en hélicoptère au plus fort de la manifestation.

Pendant ce temps, un de ses fils, le député Eduardo Bolsonaro, était au milieu des manifestants, portant le masque au niveau du menton et prenant des photos avec de nombreux partisans, eux aussi à visage découvert. « Il faut faire le ménage à Brasilia pour laisser le président gouverner », a réagi Elenir Ritonni, retraitée de 63 ans, à Sao Paulo, où plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées.

Eduardo Bolsonaro, à Brasilia, le 1er mai 2021.

Très peu de manifestations d’opposition à Bolsonaro étaient prévues pour ce 1er-Mai, mais les principales personnalités politiques d’opposition, de droite comme de gauche, devaient participer à un direct sur les réseaux sociaux. Parmi ces personnalités, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), pressenti pour briguer un troisième mandat contre Bolsonaro en 2022, et son prédécesseur de centre droit Fernando Henrique Cardoso (1995-2002).

Écouter aussi Brésil : le duel politique derrière la crise sanitaire

Mardi, une commission d’enquête parlementaire a été instaurée au Sénat, qui se penchera sur la façon dont le gouvernement a géré la crise sanitaire, que de nombreux spécialistes jugent inepte et irresponsable.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

Total
2
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous Post

Régulation des réseaux sociaux: l’annonce de Macky Sall

Next Post

(03 Photos) Ousmane Sonko reçu à Touba

Related Posts