En proie à la pollution, New Delhi ferme ses écoles jusqu’à nouvel ordre

New Delhi est le territoire le plus pollué du monde, selon un rapport de l’organisation suisse IQAir publié en 2020.

La capitale de l’Inde suffoque. Un dangereux niveau de pollution de l’air a contraint, mardi 16 novembre dans la soirée, le gouvernement de New Delhi à fermer ses écoles jusqu’à nouvel ordre et à inviter les habitants à télétravailler.

Samedi, la municipalité avait déjà ordonné la fermeture des écoles pour une semaine et interdit tout chantier pendant quatre jours.

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Peuplée d’au moins 20 millions d’habitants, la capitale indienne est le territoire le plus pollué du monde, selon un rapport de l’organisation suisse IQAir publié en 2020, en raison de ses usines, de sa circulation routière et des feux agricoles allumés chaque hiver.

Les poids lourds ne sont pas autorisés à entrer dans la ville jusqu’au 21 novembre, à l’exception de ceux qui transportent des produits de première nécessité, et la plupart des chantiers ont été interrompus, a également annoncé la commission chargée de la qualité de l’air à Delhi. Au moins la moitié des fonctionnaires devront travailler à leur domicile et les employés du secteur privé sont invités à faire de même.

Fumée issue des brûlis agricoles

Des canons antibrouillard de pollution ont été installés dans les quartiers les plus pollués de la capitale indienne.

Des canons antibrouillard de pollution et des arroseurs entreront en action au moins trois fois par jour dans les quartiers les plus pollués.

Six des onze centrales thermiques situées dans un rayon de 300 kilomètres ont en outre été priées de cesser de fonctionner jusqu’à nouvel ordre.

Ces mesures interviennent vingt-quatre heures après la décision du gouvernement de Delhi de résister à un appel lancé par la Cour suprême à « un confinement pour cause de pollution ». Cette pollution provient, entre autres, de la fumée issue des brûlis agricoles dans les Etats voisins. Le gouvernement avait toutefois argué auprès de la Cour suprême que l’industrie était le facteur principal de la pollution, suivie des transports et de la poussière émanant des routes et des chantiers de construction.

Cette semaine, le niveau de particules fines PM2,5 – les plus dangereuses pour la santé – a dépassé 400 dans plusieurs quartiers de la ville. La semaine dernière, il a grimpé à 500, soit trente fois la limite maximale fixée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon la revue médicale The Lancet, en 2020, près de 17 500 personnes sont mortes à Delhi en raison de la pollution atmosphérique.

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Le Monde avec AFP

via LeMonde

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