Etats-Unis : six employées de Tesla portent plainte contre l’entreprise pour harcèlement sexuel

L’usine Tesla de Fremont, en Californie, dans laquelle travaillent ou  travaillaient cinq des six femmes qui ont porté plainte, le 14 décembre 2021, pour harcèlement sexuel sur leur lieu de travail.

Les affaires s’accumulent autour de Tesla. Six femmes travaillant pour le constructeur automobile en Californie ont déposé plainte, mardi 14 décembre, contre l’entreprise, l’accusant d’avoir toléré du harcèlement sexuel.

« Les six femmes décrivent un environnement dans lequel il est normal [qu’elles] se fassent siffler, [qu’elles soient] lorgnées, touchées de manière inappropriée et qu’elles fassent l’objet d’avances », explique un communiqué des avocats les représentant, David Lowe et William Jhaveri-Weeks.

« Celles qui se plaignaient étaient parfois menacées ou transférées contre leur gré », est-il ajouté. « Le message était clair, il n’y aurait aucune conséquence pour les harceleurs » au sein du groupe dirigé par Elon Musk, nommé lundi personnalité de l’année par le magazine américain Time.

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Une première plainte accusant l’entreprise d’avoir laissé s’installer une atmosphère propice au harcèlement sexuel à l’égard des femmes dans l’usine de Fremont, et de n’avoir rien fait malgré les protestations, avait été déposée mi-novembre. Une autre femme a poursuivi l’entreprise et son supérieur direct, la semaine dernière, pour harcèlement sexuel. « Autant d’expériences similaires montrent qu’il s’agit d’un problème systémique chez Tesla », a affirmé William Jhaveri-Weeks.

Problèmes récurrents aussi chez SpaceX

Parmi les six femmes ayant déposé plainte mardi, cinq travaillent ou ont travaillé à l’usine de Fremont et la sixième dans des centres de services dans le sud de la Californie. L’une d’entre elles, Michala Curran, décrit comment elle a dû faire face dès ses premières semaines à l’usine de Fremont à des commentaires lubriques répétés sur son physique, y compris de la part de son supérieur. L’un de ses collègues lui a demandé de le masturber sur le parking de l’usine, évoquant le fait que les relations sexuelles y étaient courantes. Elle a démissionné au bout de deux mois et affirme avoir observé le même genre de harcèlement à l’égard d’autres collègues femmes.

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Dans un autre domaine, Tesla a récemment été condamné à verser à un ex-employé noir 137 millions de dollars de dommages et intérêts (environ 118 millions d’euros) pour avoir fermé les yeux sur le racisme que subissait l’homme dans une de ses usines.

Selon une ancienne employée d’une autre entreprise dirigée par Elon Musk, SpaceX, le problème y est aussi récurrent. Dans un texte publié mardi sur le site Lioness, elle décrit une entreprise « tellement en proie au sexisme que la seule solution pour les femmes est d’en partir » et donne plusieurs exemples d’attouchements, d’étreintes forcées ou d’avances inappropriées. Prévenues à chaque fois, les ressources humaines n’ont rien fait, assure-t-elle.

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Le Monde avec AFP

via LeMonde

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