Euro 2021: Ukraine, tout savoir sur l’équipe

  • Leur surnom

Zbirna. Ou encore Zhovto-Blakytni, qui signifie « jaune et bleu », en référence aux couleurs du drapeau national.

  • Le calendrier (heure française)

13 juin : Pays-Bas – Ukraine, 21 heures, à Amsterdam

17 juin : Ukraine – Macédoine du Nord, 15 heures, à Bucarest

21 juin : Ukraine – Autriche, 18 heures, à Bucarest

Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs troisièmes se qualifient.

  • L’équipe qui devrait jouer

Georgiy Bushchan – Vitaliy Mykolenko, Mykola Matviyenko, Sergiy Kryvtsov, Illya Zabarnyi, Oleksandr Karavaev – Oleksandr Zinchenko, Sergiy Sydorchuk, Ruslan Malinovskyi, Mykola Shaparenko – Roman Yaremchuk.

  • Le palmarès à l’Euro

Depuis l’indépendance de l’Ukraine, en 1991, les Jaune et Bleu n’ont participé qu’à deux championnats d’Europe, qu’ils ont quittés dès les phases de groupes. Le premier en 2012, décroché grâce à leur statut de coorganisateurs de l’Euro. Le second, en France en 2016, sans plus de réussite, puisque la Zbirna avait été la première équipe éliminée.

  • Le sélectionneur : Andreï Chevchenko

« C’était l’un de mes joueurs préférés, si ce n’est mon joueur préféré quand j’étais adolescent. » Avant un match amical de l’équipe de France contre l’Ukraine, en octobre 2020, l’attaquant des Bleus Olivier Giroud avait dit toute l’admiration qu’il portait à Andreï Chevchenko, le sélectionneur ukrainien. Avant de s’asseoir sur le banc de l’équipe nationale, en 2016, Chevchenko a été un attaquant hors pair.

S’il a fait les beaux jours du Dynamo Kiev (1994-1999), c’est avant tout durant ses sept saisons en Italie, à l’AC Milan (1999-2006), qu’il a construit sa légende. Il y a remporté en 2004 le championnat, le titre de meilleur buteur et le Ballon d’or. Surtout, il a soulevé la Ligue des champions en 2003 grâce à un tir au but libérateur face à la Juventus Turin.

  • Un joueur : IIIya Zabarnyi

Benjamin de la Zbirna, le défenseur du Dynamo Kiev doit sa première sélection à la crise sanitaire et à l’avalanche de blessés qui a décimé l’équipe ukrainienne en octobre 2020. Lors d’un match amical contre la France, il est devenu, à 18 ans et 36 jours, le deuxième plus jeune joueur de l’histoire de la sélection. Un néophyte qui assista impuissant à la correction (7-1) infligée par les champions du monde au mois d’octobre 2020.

Depuis, le défenseur axial a affûté ses armes en jouant l’intégralité des matchs de Ligue des champions du Dynamo. De nouveau titularisé en mars contre la France pour les éliminatoires du Mondial 2022, Illya Zabarnyi a montré des signes de maturité face à la vélocité d’Mbappé, qu’il a parfaitement maîtrisé.

L’Ukrainien IIlya Zabarnyi, en jaune, et le Finlandais Paulus Arajuuri s’affrontent pour le contrôle du ballon, le dimanche 27 mars 2021, au stade olympique de Kiev.
  • Ça s’est passé à l’Euro

Un but refusé suite à « une erreur humaine », comme la qualifiera Pierluigi Collina, l’ex-arbitre international vedette… et voilà l’Ukraine prématurément stoppée, en 2012, dans un Euro coorganisé avec la Pologne. Face à l’Angleterre, pour une place en quarts de finale, les Ukrainiens dominent mais se font surprendre par Wayne Rooney, qui offre l’avantage aux Three Lions dès le début de la seconde période. Le match bascule à la 62minute. Le défenseur anglais John Terry renvoie une frappe de Marko Dević qui filait droit dans le but. L’arbitre ne siffle pas. Le ralenti est pourtant formel : le ballon a franchi la ligne. Quinze jours plus tard, l’International Board, chargé des règles du jeu, adoptait un dispositif d’assistance à l’arbitrage, dit « technologie sur la ligne de but ».

Lire aussi Football : la FIFA introduit la technologie sur la ligne de but
  • Un morceau d’Europe

Le 9 août 1942, dans une Ukraine occupée par les nazis, les joueurs du FC Start affrontent une équipe de l’armée de l’air allemande. La Luftwaffe s’incline lourdement (5-1) et réclame une revanche. Trois jours plus tard, le scénario se répète. Mais menés de deux buts à la mi-temps, les Allemands tentent d’intimider leurs adversaires : « Si vous gagnez, vous serez tous tués. » Les Ukrainiens ne vacillent pas et l’emportent 5-3. La propagande soviétique racontera, dans un premier temps, qu’ils ont été fusillés, puis qu’ils ont été déportés. En 1971, une statue à leur mémoire sera érigée au Zenit Stadium de Kiev, rebaptisé Start Stadium. Pourtant, après la chute de l’URSS, une photo prise à l’issue du match montre des joueurs tout sourire, tandis que certains témoignages mettent à mal la version soviétique. Certains rescapés entretiennent toutefois la légende.

  • L’Eurovision

Si l’Ukraine et la Russie ne peuvent plus s’affronter en compétitions européennes de football depuis le conflit qui les opposa (2013-2014), il en est autrement à l’Eurovision. En 2016, l’Ukrainienne Jamala chante 1944 en hommage à son arrière-grand-mère, une Tatare de Crimée déportée en Asie centrale par Staline pendant la guerre, comme la quasi-totalité de ce peuple musulman d’origine turque. Jamala triomphe au nez des Russes, pourtant donnés favoris.

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  • Le plateau-télé

Le borchtch cultive son mystère jusque dans l’assiette. Teintée de violet, cette soupe chaude marie la betterave à une combinaison de légumes (choux, pommes de terre, tomates, haricots…) dans un juteux bouillon de viande. A la différence de son homologue russe, elle est accompagnée de lard et de pampouchki, des brioches maison aillées. Un verre de kvas, une boisson traditionnelle fermentée à base de pain noir de seigle, satisfera les plus assoiffés.

via LeMonde

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