Facebook bloque une opération de cybersurveillance visant des expatriés ouïgours

Facebook a annoncé dans un communiqué, jeudi 24 mars, avoir bloqué un groupe de pirates informatiques chinois qui avaient utilisé le réseau social pour cibler des membres de la communauté musulmane des Ouïgours résidant hors de Chine. Plus précisément, ces pirates se sont servis de Facebook pour partager des liens servant à infecter les appareils des personnes ciblées avec des logiciels espions.

Selon les équipes de cybersécurité du réseau social, les pirates ont utilisé des comptes factices pour se faire passer pour des journalistes, des étudiants ou des militants des droits de l’homme, afin de gagner la confiance de leurs cibles et les inciter à se diriger vers les sites Internet malveillants. Certains de ces sites piégés se présentaient comme des médias à destination des Ouïgours.

Des activistes et journalistes ciblés

Avec cette technique utilisant Facebook comme moyen de propagation des sites malveillants, le groupe de pirates – connu sous le nom « Earth Empusa » ou « Evil Eye » dans l’industrie de la sécurité informatique – a ciblé des activistes, des journalistes et des dissidents majoritairement Ouïgours, a déclaré la firme américaine.

Les victimes sont, pour la plupart, originaires de la région chinoise du Xinjiang, mais résident principalement à l’étranger, dans des pays incluant la Turquie, le Kazakhstan, les Etats-Unis, la Syrie, l’Australie et le Canada.

« Cette activité présente les caractéristiques d’une opération aux ressources importantes et persistante, tout en masquant son origine », a dit l’équipe de cybersécurité de Facebook dans une publication sur son blog, tout en précisant qu’en tout moins de 500 personnes ont été visées à travers son réseau. Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès de l’ambassade de Chine à Washington. Pékin nie régulièrement les accusations d’espionnage informatique.

Ces révélations ont été rendues publiques à quelques heures d’une importante audition, au Congrès américain, des patrons de Google, Facebook et Twitter : Mark Zuckerberg devra y répondre aux questions d’élus américains sur les moyens consacrés à la lutte contre la désinformation sur sa plate-forme.

Le Monde avec AFP et Reuters

via LeMonde

Total
1
Shares
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Previous Post

Toussaint Manga : “Dans un Etat de droit, Madiambal Diagne devrait être arrêté”

Next Post

En Chine, appels au boycott contre les marques qui refusent l’utilisation de coton du Xinjiang

Related Posts