Guerre en Ukraine, en direct : après le bombardement de la prison d’Olenivka, l’ambassadrice britannique dénonce « un schéma des pires types de violations des droits humains »


L’ambassadrice britannique en Ukraine appelle à « une investigation » sur ce qui s’est produit à Olenivka

Le président ukrainien a qualifié vendredi soir de « crime de guerre russe délibéré » le bombardement vendredi d’une prison à Olenivka, dans l’oblast de Donetsk, sur le territoire occupé dans l’est de l’Ukraine.

Des manifestants demandent de reconnaître la Russie comme un Etat parrainant le terrorisme, à Kiev, le 30 juillet 2022.

Dans un premier temps, c’est Moscou qui avait mis en cause Kiev, le comité d’enquête russe ayant accusé les forces ukrainiennes d’avoir « tiré sur la prison où sont détenus les membres du régiment Azov, utilisant des projectiles américains du système Himars » (lance-roquettes multiples). Le régiment Azov s’était illustré dans la défense de Marioupol, port stratégique du sud-est de l’Ukraine. Après de longues semaines de siège et de résistance sur le site sidérurgique Azovstal, quelque 2 500 combattants ukrainiens s’étaient rendus en mai à l’armée russe.

Le chargé des droits humains ukrainien, Dmytro Lubinets, a annoncé samedi avoir demandé à la Croix-Rouge, qui avait supervisé le retrait des défenseurs d’Azovstal, d’avoir accès à Olenivka. Selon lui, le CICR n’a « pour l’instant » pas obtenu l’autorisation des Russes. Il a déclaré à la télévision nationale :

Actuellement, nous ne pouvons analyser que la vidéo que nous avons. Premièrement, cette caserne a été construite séparément – pour nous, c’est un indicateur qu’il s’agissait d’une opération militaire russe préméditée. Selon les données préliminaires, nous supposons que l’explosion s’est produite à l’intérieur.

Selon lui, cette version est confirmée par le fait que « la caserne située à proximité n’a pas été endommagée, même les fenêtres n’ont pas été brisées. De même, par miracle, les soldats russes n’ont pas été blessés », a-t-il poursuivi. L’ambassadrice britannique en Ukraine, Melinda Simmons, a pour sa part écrit dans un tweet :

Cela semble faire partie d’un schéma de plus en plus inquiétant des pires types de violations des droits humains, et éventuellement de crimes de guerre, commis en toute impunité dans l’est occupé de l’Ukraine.

via LeMonde

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