Guerre en Ukraine en direct : deux grands terminaux de stockage de grains bombardés dans le port de Mykolaïv

Le point sur la situation diplomatique

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, non seulement réclame davantage de livraisons d’armes lourdes à ses alliés occidentaux, mais s’active aussi pour s’assurer que les vingt-sept pays de l’Union européenne accorderont à l’Ukraine le statut officiel de candidat à l’UE jeudi lors d’un sommet prévu à Bruxelles.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé les dirigeants européens à « se montrer à la hauteur » des enjeux en accédant à la demande de Kiev. L’exécutif européen a rendu il y a quelques jours un avis favorable sur la candidature de l’Ukraine, et, mardi, le ministre des affaires européennes français, Clément Beaune, dont le pays assure la présidence, tournante, du Conseil de l’UE, a déclaré qu’un « consensus total » entre les Vingt-Sept avait émergé sur cette question. A Berlin, le chancelier allemand, Olaf Scholz, a appelé mercredi à mettre sur pied « un plan Marshall » pour la reconstruction de l’Ukraine. « Nous aurons besoin de plusieurs milliards d’euros et de dollars supplémentaires, et ce pendant des années », a-t-il souligné.

Le sommet européen doit être suivi de deux autres sommets, du G7 et de l’OTAN. La question de l’aide financière à Kiev devrait être au cœur des discussions de ces trois rencontres. Selon Madrid, M. Zelensky participera en visioconférence au sommet de l’OTAN, qui doit se tenir du 28 au 30 juin dans la capitale espagnole. « La vérité, c’est que nous sommes encore loin de négociations entre l’Ukraine et la Russie parce que Poutine croit encore en la possibilité de dicter la paix », a également estimé M. Scholz.

Alors que Moscou commémore l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie en 1941, la diplomatie russe a accusé Berlin d’alimenter une « hystérie russophobe » et ce « de façon systématique par des attaques quasi quotidiennes de membres du gouvernement allemand contre notre pays ». Moscou a par ailleurs reçu un nouveau soutien à peine voilé du président chinois, Xi Jinping, qui, dans une référence implicite à l’OTAN, a fustigé mercredi « l’élargissement des alliances militaires », responsable selon lui, entre autres, de la crise en Ukraine.

via LeMonde

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