Guerre en Ukraine, en direct : en visite à Kiev, Gérard Larcher assure à Volodymyr Zelensky le soutien du Sénat

« Semer, récolter… Ça n’a plus de sens. » Oleksandr Redkin fait un geste circulaire désignant les champs de tournesol et de blé autour de lui, dans la région de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine. Cet agriculteur de 52 ans continue de travailler la terre et d’employer une poignée d’ouvrières agricoles pour des cultures maraîchères, malgré la guerre et le blocus naval qui bloque les exportations. « Mes collègues et moi préférons attendre avant de lancer de nouvelles cultures. D’une part, le front n’est pas loin, à peine 20 kilomètres. D’autre part, nous vendons notre production à perte. Si je veux livrer mon orge à Reni [port sur le Danube, à 450 kilomètres par la route], le transporteur va prendre les trois quarts du fruit de la vente. » Le long de la route M15 menant du sud du pays jusqu’au port fluvial de Reni, on observe une file ininterrompue de camions à céréales qui descendent, pleins, vers le sud-est, avant de faire le chemin retour à vide. L’Ukraine ne peut actuellement exporter que de 1,5 à 2 millions de tonnes de céréales par mois – un cinquième du niveau d’avant-guerre –, via onze connexions ferroviaires vers l’Union européenne (UE) et trois ports sur le Danube.

via LeMonde

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