Guerre en Ukraine, en direct : Kiev annonce l’arrivée des lance-roquettes Himars américains

Bonne question. En fait, il y a deux choses.

Emmanuel Macron a proposé, déjà en 2017, une Europe à deux vitesses au sein même de l’Union : pour permettre à 12, 15 ou 19 pays d’avancer plus vite sur certaines politiques (éducation, industrie, recherche…) et de laisser les autres dans leur situation actuelle, avec une focalisation sur le marché, la PAC, la libre circulation, etc. Ce serait pour prendre acte des réticences de pays comme la Hongrie ou la Pologne à faire davantage.

En mai 2019, il a lancé une autre idée : une nouvelle organisation, la « Communauté politique européenne », créée en partant d’une feuille blanche. Les ambitions seraient limitées mais immédiates. L’idée progresse. Elle a été reprise par Charles Michel, le président du Conseil européen, qui parle à présent de « Communauté géopolitique européenne ». Le sujet est inscrit à l’agenda du sommet européen actuel.

Cette communauté s’étendrait de l’Islande à l’Azerbaïdjan, de la Norvège à la Turquie, et inclurait les pays des Balkans occidentaux et ceux du partenariat oriental. Elle serait focalisée sur les relations extérieures, mais pourrait inclure des programmes de l’Union ne nécessitant pas d’alignement réglementaire – tels que la recherche, le développement ou l’énergie.

Cette nouvelle organisation ne serait pas un substitut à l’élargissement de l’Union. Mais l’idée déplaît fortement du côté de Kiev, où l’on voit les choses autrement. Et certains y voient une manœuvre pour éviter d’accueillir de nouveaux Etats. D’où les oppositions.

Olivier Costa via LeMonde

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