Guerre en Ukraine : le G7 en quête de cohésion et d’alliés face à la Russie


Le président américain, Joe Biden, est reçu par le chancelier allemand, Olaf Scholz, pour le sommet du G7, à Elmau, en Allemagne, le 26 juin 2022.

C’est une autre leçon de la guerre en Ukraine, qui devrait dominer les débats du sommet du G7, du dimanche 26 à mardi 28 juin, à Elmau, dans les Alpes bavaroises. Le conflit déclenché par la Russie de Vladimir Poutine teste, au fil des jours, la cohésion des sept pays occidentaux les plus industrialisés, et confirme la limite de leur influence dans le monde.

Si le G7 joue un rôle central dans la coordination des sanctions engagées contre la Russie et dans l’aide apportée à Kiev, parfois au prix de débats feutrés, il est tenu de composer avec les nombreux pays asiatiques, africains et latino-américains qui refusent de choisir leur camp et s’inquiètent des conséquences du retour de la guerre sur le continent européen. Un conflit souvent considéré par ces Etats comme « régional », au risque de creuser le fossé entre « l’Ouest et le reste » de la planète.

Nouvel entretien à distance avec Volodymyr Zelensky

La chorégraphie du sommet, organisé sous l’égide du chancelier allemand Olaf Scholz – à la tête du G7 cette année – dans le décor montagneux du château d’Elmau, non loin de Garmisch-Partenkirchen, donne une idée des efforts faits en ce sens par les Occidentaux. Joe Biden, Emmanuel Macron, Mario Draghi, Boris Johnson, le Japonais Fumio Kishida et le Canadien Justin Trudeau – sans oublier les dirigeants de la Commission et du Conseil européens, Ursula von der Leyen et Charles Michel – devaient d’abord avoir l’occasion, dès dimanche à la mi-journée, de faire le point sur la situation en Ukraine, où les combats durent depuis plus de quatre mois. En prélude, le chef de l’Etat français s’est entretenu en bilatéral avec le premier ministre britannique, qui se veut le « meilleur allié » de Kiev sur le continent, et n’en finit pas de croiser le fer avec les Vingt-Sept sur le Brexit.

Les membres du G7 se sont déjà parlé à quatre reprises au sommet depuis le début des hostilités, et ce dès le 24 février, le jour où les forces russes ont fondu sur l’Ukraine. Ils devraient de nouveau s’entretenir à distance, lundi matin, avec Volodymyr Zelensky, leur homologue ukrainien. L’objectif est de resserrer les rangs au sein du camp occidental, alors que des divergences peuvent apparaître, plus le conflit se prolonge, sur les objectifs du soutien apporté à Kiev contre l’agression russe. Et sur les modalités d’un éventuel cessez-le-feu, inaccessible à ce jour en raison de l’intensité des combats dans le Donbass, où Moscou vient de prendre le contrôle de la ville de Sievierodonetsk.

Les leaders du G7 devront aussi partager la vedette avec une brochette de dirigeants de pays « non alignés » invités pour l’occasion. Le premier ministre indien, Narendra Modi, ainsi que les présidents du Sénégal, Macky Sall, d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, d’Argentine, Alberto Angel Fernandez, et d’Indonésie, Joko Widodo (par ailleurs à la tête du G20), participeront lundi à différentes sessions de travail.

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via LeMonde

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