Hot-dogs, entrées gratuites… Au Canada, la promesse d’un cadeau en échange d’une vaccination contre le Covid-19

La foule célèbre le nombre de doses de vaccins administrées, au stade Scotiabank, transformé en centre de vaccination, à Toronto, le 27 juin 2021.

LETTRE DE MONTRÉAL

A Montréal, la douceur printanière du mois de juin a coïncidé avec l’épopée glorieuse des Canadiens, l’équipe de hockey de la ville, arrivée en finale de la Coupe Stanley. Pas un soir sans que la cité vibre à l’unisson des exploits des « Habs ». Les soirées de match, des pick-up arborant le fanion bleu-blanc-rouge de l’équipe paradaient dans les rues ; les bars enfin rouverts s’emplissaient de foules tricolores massées devant des écrans géants ; au centre Bell, où se produit la prestigieuse équipe de hockeyeurs, les prix de billets s’envolaient.

Un engouement populaire que l’Institut national de santé publique du Québec a tenté de transformer en engouement sanitaire. En collaboration avec les propriétaires de l’équipe montréalaise, elle a mis sur pied, au sein du complexe sportif Bell, une clinique sans rendez-vous afin d’administrer des doses de vaccin contre le Covid-19. Avec succès : le 16 juin, 60 % des doses disponibles avaient trouvé preneurs dans la soirée. Doses auxquelles furent vite ajoutés des hot-dogs gratuits pour rendre l’offre plus attractive encore.

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Pour convaincre les jeunes des bienfaits du sport autant que du vaccin, la Ligue nationale de hockey s’est engagée à offrir vingt-deux maillots de l’équipe adulée aux Québécois âgés de 18 à 29 ans en mesure de fournir la preuve de l’administration de leur première dose. Vingt-deux, comme le numéro sous lequel joue sa vedette, l’attaquant Cole Caufield. Dans une courte vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’athlète de 20 ans a lui-même encouragé « la vaccination, surtout pour les gens de [son] âge ».

Attirer les « derniers Gaulois »

La promesse d’un petit bonus contre une dose : tout est mis en œuvre pour tenter d’attirer les « derniers Gaulois », comme les a qualifiés le ministre de la santé, Christian Dubé. Les derniers « résistants », ces quelque 170 000 jeunes Québécois de 18 à 39 ans – un jeune sur trois – qui rechignaient encore et toujours, mi-juin, à se voir administrer la potion magique.

Afin d’atteindre l’immunité collective face au Covid-19, condition sine qua non pour renouer avec une vie « normale », surtout du point de vue économique, institutions publiques, entreprises et commerces canadiens n’ont pas hésité à mêler cadeaux ou rétributions déguisées et enjeu vaccinal.

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Les provinces du Manitoba et de l’Alberta ont toutes les deux organisé des loteries à l’intention des « doubles dosés », avec des prix allant jusqu’à 2 millions de dollars canadiens (1,4 million d’euros) versés en argent ou en bourse d’études.

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via LeMonde

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