Huawei de nouveau dans le viseur des Etats-Unis en tant que menace pour la sécurité intérieure

Meng Wanzhou, l’une des dirigeantes de Huawei, le 4 mars 2021 à Vancouver (Canada) où elle est en liberté surveillée depuis son arrestation fin 2018 à la demande des Etats-Unis.

Le régulateur américain des télécoms (FCC) a classé, vendredi 12 mars, Huawei parmi les entreprises chinoises d’équipements de télécommunications considérées comme une menace pour la sécurité nationale, douchant les espoirs d’un assouplissement des relations avec l’arrivée au pouvoir de Joe Biden.

La FCC estime que Huawei pose « un risque inacceptable » pour la sécurité nationale, de même que ZTE, Hytera Communications, Hangzhou Hikvision Digital Technology et Dahua Technology.

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« Les Américains comptent plus que jamais sur nos réseaux pour travailler, aller à l’école ou accéder aux soins de santé, et nous devons avoir confiance en des communications sûres et sécurisées », a commenté, dans le communiqué, Jessica Rosenworcel, présidente par intérim de la FCC depuis que Joe Biden a pris ses fonctions en janvier.

« Cette liste donne la direction pour que, alors que la nouvelle génération de réseaux est construite à travers le pays, ils ne répètent pas les erreurs du passé et n’utilisent pas des équipements ou services qui constitueront une menace pour la sécurité nationale des États-Unis ou la sécurité et la sûreté des Américains », a-t-elle ajouté.

Menace d’extradition vers les Etats-Unis

Cette décision, qui s’inscrit dans la lignée de celles prises par l’administration Trump, douche les espoirs du fondateur et patron de Huawei Ren Zhengfei, qui avait appelé en février l’administration Biden à « une politique d’ouverture ». Il s’était aussi voulu rassurant sur la « survie » du groupe malgré les sanctions américaines.

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Le mastodonte des télécoms est depuis quelques années au centre de la rivalité sino-américaine, sur fond de guerre commerciale et technologique entre les deux premières puissances mondiales. Huawei s’était retrouvé dans le collimateur de l’ex-administration Trump, qui l’a accusée, sans toutefois apporter de preuves, d’espionnage potentiel au profit de Pékin.

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L’entreprise avait déjà été en 2019 placée sur une liste noire par les Etats-Unis, qui avaient interdit aux entreprises américaines de leur vendre des technologies « made in USA » telles que les semi-conducteurs et d’autres composants pourtant indispensables à ses produits, invoquant des problèmes de sécurité nationale.

La fille de Ren Zhengfei, Meng Wanzhou, qui est également une des dirigeantes de Huawei, est en liberté surveillée au Canada depuis son arrestation à Vancouver fin 2018 à la demande des Etats-Unis, pour avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran. Elle est désormais menacée d’extradition vers les Etats-Unis pour fraude bancaire.

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Le Monde avec AFP

via LeMonde

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