Importante marée noire en Israël : un pétrolier grec mis hors de cause

Des boulettes de goudron retrouvées sur une plage d’Atlit, en Israël, le 22 février.

Des vents puissants et des vagues inhabituellement hautes ont secoué les côtes israéliennes la semaine dernière, entraînant le déversement de tonnes de goudron sur les plages, depuis Rosh Hanikra, au nord près du Liban, jusqu’à Ashkelon, au sud à la limite de la bande de Gaza. Plus d’une semaine après, l’origine de cette marée noire, une des pires qu’ait connue Israël depuis des décennies, n’est pas encore connue.

Le ministère de l’environnement israélien a déclaré dimanche 28 février qu’à la « suite de l’ouverture d’une enquête en Grèce sur le pétrolier Minerva-Helen, ce dernier n’est pas impliqué dans la pollution au goudron sur les plages israéliennes ».

Des dégâts jusqu’au sud du Liban

Le ministère évoque le déversement de « dizaines à des centaines de tonnes » de bitume d’un navire, et affirme que « ces amas de goudron pourraient continuer à arriver sur les plages d’Israël dans les prochains jours en fonction des courants et de la marée ». Depuis le week-end précédent, des équipes de l’armée, des civils et des membres d’ONG avaient parcouru les côtes du pays afin de nettoyer les plages israéliennes.

Des volontaires ont râtissé le littoral de la ville libanaise de Tyr, samedi 27 février.

Samedi, des volontaires d’associations et des riverains, munis de râteaux et de pelles, ont commencé le nettoyage d’une réserve naturelle côtière dans le sud du Liban, également touchée par l’importante marée noire. Du goudron est visible le long du littoral allant de la ville frontalière de Naqoura jusqu’à Tyr, un peu plus au nord. Cette zone, l’une des plus préservées du littoral libanais, abrite de nombreuses plages de sable et est considérée comme un foyer de tortues marines.

Dix navires écartés de tout soupçon

La chaîne israélienne 12 avait suspecté le Minerva-Helen d’être à l’origine du drame écologique en raison de son emplacement en mer avant la tempête. La compagnie avait nié. Les informations sur les causes de la marée noire sont restées limitées, en raison d’une « ordonnance d’interdiction de publier » décrétée par le tribunal de Haïfa concernant ce dossier, comme l’explique Libération.

Des inspecteurs du ministère de l’environnement sont arrivés en Grèce samedi pour mener l’enquête en coopération avec les autorités locales. Mais cette investigation « a exclu ce navire comme la source de la pollution ».

Selon le ministère, des dizaines de navires ont été suspectés par des inspecteurs israéliens, aidés par des organismes internationaux. Dix d’entre eux ont depuis été écartés de tout soupçon. L’enquête va se poursuivre a affirmé la ministre de l’environnement, Gila Gamliel :

« Nous nous engageons à déployer tous les efforts nécessaires pour localiser le navire responsable de cette marée noire. Il y a des responsables à cette pollution et nous ne laisserons pas impunie cette criminalité environnementale. »

Le ministre a ajouté surveiller, avec l’aide de l’armée de l’air israélienne, une tache située à environ 140 kilomètres au large des côtes. Un vol a permis de déterminer qu’il ne s’agissait pas de pétrole.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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