Israël : jour de deuil national après la bousculade mortelle de Méron

Un garçon allume des bougies pendant une veillée pour les personnes tuées et blessées dans la bousculade du mont Meron en Israël, à Jérusalem, le 1er mai 2021.

Ce dimanche 2 mai, les drapeaux bleu et blanc sertis de l’étoile de David sont en berne en Israël. Le pays a déclaré une journée de deuil national à la suite de la mort de 45 personnes, incluant des enfants, dans une bousculade survenue tôt, vendredi matin, au mont Méron, dans le nord du pays.

Les autorités ont annoncé, dimanche, avoir fini l’identification des morts, en majorité originaires de Bnei Brak près de Tel-Aviv et de Jérusalem, les principales communautés orthodoxes du pays. Quatre Américains et deux Canadiens figurent également parmi les victimes.

Des dizaines de milliers de juifs orthodoxes s’étaient réunis à Méron pour la reprise d’un pèlerinage annuel, après un an de pause en raison de la pandémie, dans le cadre de la fête juive de Lag Baomer.

Lire aussi : En images : le pélerinage de Meron
Des fidèles juifs chantent et dansent alors qu’ils se tiennent sur des tribunes lors de l’événement Lag Baomer au mont Méron, dans le nord d’Israël, le 29 avril 2021.

Recherche de responsabilités

Malgré le deuil, des questions ne cessaient de tarauder les Israéliens : que s’est-il vraiment passé au mont Méron ? Le drame aurait-il pu être évité ?

D’après des témoins interrogés par l’Agence France-Presse, une masse humaine a quitté les lieux vers minuit cinquante, en marge d’un « feu de joie ». Mais la sortie exigeait à un moment de passer dans un couloir étroit, ce qui a causé un goulot d’étranglement. Des fidèles, en majorité de jeunes hommes et des adolescents, ont été écrasés par la foule en panique.

Le chef de la police pour le nord d’Israël, Shimon Lavi, a pris la « responsabilité » de cette tragédie. Mais cette déclaration n’a pas clos le débat sur les responsables de cette tragédie d’autant que plusieurs répétaient depuis des années que la sécurité à ce rassemblement était souvent aléatoire.

Le ministre de la sécurité publique, Amir Ohana, a dit, ce week-end, en assumer la « responsabilité » sans accepter le « blâme ». Et la ministre des transports, Miri Regev, une proche du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, était sur la sellette pour avoir, selon la presse locale, affrété des autocars, afin de permettre à des ultraorthodoxes de se rendre à ce pèlerinage.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Israël, après la bousculade mortelle de Méron, un jour de deuil et de polémiques

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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