Joe Biden veut conclure la « guerre sans fin » d’Afghanistan, vingt ans après les attentats du 11-Septembre

Lors d’une visite de l’ancien président américain, Donald Trump, aux troupes de la base de Bagram en Afghanistan, en novembre 2019.

La plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis, en Afghanistan, s’achèvera le 11 septembre, vingt ans après les attentats qui l’avaient déclenchée. Le président Joe Biden devait le confirmer, mercredi 14 avril, au lendemain de l’annonce faite par un haut responsable de son administration. Ce jour-là, la quasi-totalité des forces américaines aura été retirée de ce théâtre d’opération. Il ne restera plus sur place qu’un contingent dédié à la sécurité de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul.

Joe Biden avait hérité à son arrivée à la Maison Blanche d’un engagement de son prédécesseur, Donald Trump, pour un retrait sous condition, au 1er mai, conformément à un premier accord historique avec les insurgés talibans conclu le 29 février 2020 à Doha, au Qatar. Le démocrate s’est donné le temps d’examiner la situation avant de trancher à propos du sort des 3 000 soldats encore déployés dans le pays.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’accord historique entre Américains et talibans ouvre un nouveau chapitre à l’issue incertaine

Un rapport des agences de renseignement américaines, publié mardi, a confirmé le peu d’options pour mettre un terme à une intervention qui s’achève sur un échec, en dépit de l’accent mis par la Maison Blanche, le même jour, sur la disparition de la menace terroriste présente en 2001 sur le territoire afghan. Ce rapport se montre pessimiste à propos de l’éventualité d’un accord politique entre les insurgés et le gouvernement en place à Kaboul, tout comme sur la capacité de ce dernier à leur résister militairement.

Selon cette analyse, les Etats-Unis n’ont donc rien à gagner à jouer les prolongations, ce qu’avait suggéré au contraire un rapport indépendant de l’ancien chef d’état-major de l’armée américaine, Joseph Dunford. Ce dernier avait plaidé en février pour un maintien prolongé « afin de donner au processus de paix suffisamment de temps pour aboutir à un résultat acceptable ».

Défiance de Biden envers l’engagement en Afghanistan

Comme l’a martelé la Maison Blanche mardi pour justifier le départ sans conditions fixé au 11 septembre, « nous sommes en 2021, pas en 2001 ». « Nous devons continuer à travailler sans relâche pour empêcher l’Afghanistan de redevenir une base à partir de laquelle les terroristes peuvent attaquer les Etats-Unis, en coordination avec nos partenaires afghans et avec d’autres alliés », « en conservant des moyens importants dans la région pour contrer la réémergence potentielle de la menace terroriste » en Afghanistan, « et pour obliger les talibans à respecter leur engagement » de s’opposer à la reconstitution d’un sanctuaire terroriste dans ce pays, a-t-elle indiqué.

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via LeMonde

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