La Chine renforce sa coopération commerciale et stratégique avec les pays Golfe

Le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi (à droite), et son homologue saoudien, Fayçal Ben Farhan  Al Saoud, à Wuxi (Chine), le 10 janvier 2022.

Seul dirigeant chinois à sortir régulièrement du pays depuis deux ans, Wang Yi, ministre des affaires étrangères, a instauré une nouvelle tradition : à son retour, il profite de sa quarantaine liée au Covid pour recevoir – en Chine, mais loin de Pékin – ses homologues étrangers. De retour d’un voyage en Afrique, il a reçu, du 10 au 14 janvier, les ministres des affaires étrangères de l’Arabie saoudite, du Koweït, d’Oman et de Bahreïn, ainsi que le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Nayef Falah Al-Hajraf. A noter l’absence du Qatar et des Emirats arabes unis, également membres du CCG, dont l’unité a été malmenée ces dernières années.

Wang Yi a également reçu, mercredi 12 janvier, le ministre turc des affaires étrangères, et vendredi 14 janvier, son homologue iranien. Une façon pour Pékin de montrer que la Chine entend jouer un rôle politique important dans cette région du monde et que, contrairement aux Etats-Unis, elle entretient de bonnes relations avec tous les Etats. Mercredi, il a été également annoncé que la Syrie avait officiellement rejoint le programme d’investissements chinois de la « nouvelle route de la soie », un autre affront à vis-à-vis de Washington, qui impose à Damas de lourdes sanctions économiques.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés La Chine, négociatrice très intéressée de l’accord sur le nucléaire iranien

La rencontre avec les ministres d’Arabie saoudite et de Bahreïn visait à « échanger leurs points de vue » à propos des négociations sur le nucléaire iranien. Alors que les pays du Golfe s’inquiètent des ambitions nucléaires de Téhéran, le ministre chinois aurait indiqué que si le système global de non-prolifération devait être respecté, « les préoccupations justes et raisonnables » de certains pays de la région devaient également être prises en compte. Mardi, Wang Wenbin, le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, a d’ailleurs fait part du « soutien mutuel résolu de la Chine et de l’Iran sur les questions fondamentales ». En 2021, la Chine et l’Iran ont conclu un spectaculaire « partenariat stratégique » pour vingt-cinq ans.

Revendiquer le soutien de pays musulmans

Sur le plan commercial, Wang Yi et le secrétaire général du CCG ont de leur côté défini un « plan d’action 2022-2025 » destiné à conclure un accord de libre-échange et à « établir une zone de libre-échange Chine-CCG aussi vite que possible ». En cours depuis 2004, ces négociations n’ont pour le moment pas abouti. Selon Pékin, la Chine est devenue le premier partenaire économique des pays du CCG en 2020, détrônant l’Union européenne. Elle importe environ 70 % de son pétrole de cette région du monde.

Il vous reste 51.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

via LeMonde

A lire aussi

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Instagram

#LuBess