La Corée du Nord a tiré un missile mer-sol balistique


Le régime du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, avait cessé, depuis 2017, les tirs de missiles balistiques intercontinentaux et les essais nucléaires.

La Corée du Nord a tiré, samedi 7 mai, un missile mer-sol balistique stratégique (MSBS), a annoncé l’état-major de l’armée sud-coréenne, quelques heures après la mise en garde des Etats-Unis sur la possibilité d’une reprise des essais nucléaires par Pyongyang.

« Nos militaires ont détecté vers 14 h 07 [7 h 07, heure de Paris] qu’un missile balistique de courte portée présumé être un MSBS a été tiré au large de [la ville portuaire de] Sinpo », à l’est de la Corée du Nord, a déclaré l’état-major de l’armée sud-coréenne dans un communiqué.

Ce tir est la quinzième démonstration de force de Pyongyang depuis le début de l’année. Malgré les sévères sanctions internationales ayant trait à son programme d’armement, la Corée du Nord a fortement intensifié ses essais et a rejeté tout appel au dialogue des Etats-Unis. Il a notamment tiré, à la fin de mars, un missile intercontinental. Autant de « provocations » dénoncées par Washington.

Depuis 2017, le régime de Kim Jong-un avait cessé les tirs de missiles balistiques intercontinentaux et les essais nucléaires.

Initiative américaine restée lettre morte

Les Etats-Unis estiment que la Corée du Nord pourrait mener « ce mois-ci » son premier essai nucléaire depuis 2017 (son septième au total), a déclaré le département d’Etat américain, vendredi. « Cette analyse est cohérente avec les déclarations publiques récentes faites par la Corée du Nord elle-même », a dit une porte-parole de la diplomatie américaine, Jalina Porter, assurant que le gouvernement américain l’avait partagée avec ses alliés et allait « poursuivre une étroite coordination avec eux ».

L’imagerie satellite a montré récemment des signes d’une nouvelle activité nucléaire dans un tunnel du site de Punggye-ri. Selon la Corée du Nord, ce site a été démoli en 2018 avant un sommet historique entre Kim Jong-un et le président américain de l’époque, Donald Trump, qui avait marqué le début d’une phase de dialogue qui, depuis, a fait long feu. L’actuel président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est dit prêt à renouer le dialogue pour discuter d’une dénucléarisation du pays reclus, mais cette initiative est restée lettre morte depuis son arrivée à la Maison Blanche, au début de 2021.

En outre, ce nouveau tir intervient avant l’entrée en fonctions, mardi, du nouveau président sud-coréen, le conservateur Yoon Seok-youl, favorable au rapport de force avec le Nord.

Le Monde avec AFP

via LeMonde

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